Quand la parodie surpasse son modèle

février 9, 2010 par Déréglé temporel

Deux vidéos aujourd’hui. Curieusement, deux fois du lindy hop (alors que comme vous le savez, à l’écran j’ai tendance à préférer le WCS), et deux fois des chorégraphies (alors que j’ai une préférence déclarée pour les impros). Mais, vous vous en doutez, je ne suis pas intégriste de mes différences.

Ce premier vidéo est une chorégraphie de Kevin Saint-Laurent et Carla Heiney, deux grand nom du lindy, sur la musique « Love me or leave me », dans la version de Sammy Davis Jr, musique dont les punchs sont exploités à fond.

Très efficace, bonne performance.

Une bonne chorégraphie, qui par sa qualité prêtait justement le flanc à une parodie, tant il est vrai qu’il vaut toujours mieux parodier les meilleurs.

C’est ce qu’on fait Max Pitruzzella et Thomas Blacharz, dans une chorégraphie très reconnaissable avec éléments humoristiques ajoutés (deux gars en costume hip hop; mouvements supplémentaires sur les punchs musicaux). Il est remarquable que la version de Max et Thomas comporte au moins trois versions différentes sur YouTube (voir ici et ici), reflétant la demande générale pour un numéro apprécié. Il y a même, dans les commentaires du vidéo de Kevin et Carla pas mal de commentaires d’amateurs qui disent que la version de Max et Thomas est meilleure, ce qui est quand même un peu injuste pour les premiers… mais reflète parfaitement la popularité de la parodie, qui a pris sa vie propre.

(Note: Max guide, Thomas suit).

Un quotidien de transition

février 8, 2010 par Déréglé temporel

Je vis à Montpellier un quotidien de transition. Un quotidien pour pas longtemps, quelque contradictoire que ça puisse paraître. Peu de grandes tranches de vie à raconter, donc: il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que s’installe une routine. Ce n’est pas triste, c’est salutaire. Je ne suis pas parti en voyage pour de grandes aventures, mais pour un motif bien pragmatique, celui des études. Et une routine me fait rédiger, je ne demande pas mieux alors que j’ai un article à remettre en mars.

Depuis que Petite Amande m’héberge, donc, s’est installé une certaine routine. Je suis plus longuement chez elle qu’elle-même, car si elle sors pour travailler, moi je reste pour travailler. Je pianote mon clavier le jour durant, alignant les lignes en paragraphes, regroupant les informations disséminées depuis presque deux ans dans mon bloc-note OneNote.

On mange ensemble, sauf pour le déjeuner (le petit déjeuner) puisque je me lève plus tard qu’elle. On regarde aussi des vidéos ensemble, surtout le soir. J’ai partagé avec elle le DVD de Rosso di Serra, l’un des deux spectacles de fin d’année 2009 de l’ENC (celui où il y a Tite-soeur); on garde Scène de Crime pour plus tard. On regarde surtout les épisodes de Pushing Daisies, une série aux accents burtonniens dans sa réalisation. On l’a fini hier, on vient de commencer Carnivale, qui sera forcément au mieux frustrante puisqu’elle n’a jamais été terminée.

Et de temps à autres, je sors en journée, je vais à la fac rencontrer celui qu’il y a longtemps j’ai pseudommé l’Homme Crypté, mon directeur de thèse, auquel je pense que je devrais peut-être trouver un autre pseudo.

Et de temps à autres, je sors à l’Apollo. Ou ailleurs. Pour danser.

Et de temps à autres, je sors voir des vieux amis du temps de mon premier séjour.

Pas de doute, c’est une routine plaisante.

Peu de ruptures.

La principale concerne le lit d’invité, le mien, donc. Il se trouve qu’il a un défaut. Lequel choisi de ne se révéler que quand ça lui chante. Les lattes sur lesquelles est posé le matelas sont trop courtes: si elles bougent, elles perdent appui sur l’un des côté du lit, et, par conséquent, elles tombent. Dormir sur un tel lit, lorsque son défaut choisit de se révéler, demande des précautions qu’un distrait comme moi prend rarement. Aussi ai-je passé plusieurs heures à imaginer une réparation de fortune: des feuilles de papier, roulées serrées et scotchées ensemble pour plus de solidité, calent désormais les deux côtés du lit. Les lattes restent donc bien en équilibre.

Mais c’est sans doute difficile à visualiser, comme ça.

Commentaire sur le rock

février 7, 2010 par Déréglé temporel

Hier, soirée rock et west coast swing à Saint Aunès, périphérie de Montpellier. Tandis que la salle réservé au west coast swing n’attirait qu’un petit groupe de danseurs, celle réservée aux rockeurs, beaucoup plus grande, était bondée.

En France, le rock est parmi les danses sociales les plus populaires. J’ai reçu des témoignages contradictoires sur le sujet. Et après cette soirée, ma position est arrêtée: le rock, c’est du east coast swing, avec généralement un peu moins de technique et quelques conventions (comme de danser toujours sur la même ligne). Le fait est que je n’ai eu aucune difficulté à le danser. Même pas de base, des figures semblables, avec de légères restrictions.

De fait, la parenté du rock et du swing est attestée depuis longtemps. C’est d’abord la musique à la mode qui a changé, non la danse. Il est surprenant à quel point la danse, par la suite, n’a pas davantage évolué. Aussi bien, la danse spécifique au rock & roll semble davantage être le rockabilly jive que le « rock ».

Pas que ce dernier ne soit pas plaisant, en fait. Je me suis bien amusé hier. Mais les noms ne doivent pas prêter à confusion: c’est bien une forme de swing.

Tout dans les jambes

février 6, 2010 par Déréglé temporel

Nouvelle soirée réussie à l’Apollo. C’est décidément les vendredi que ça se passe. C’est peut-être loin (même avec le trajet « plus court » que j’ai trouvé au retour la semaine dernière, j’en ai encore pour 1h30 de marche), mais ça en vaut la peine.

C’est une ambiance très différente de tout ce que j’ai connu à Montréal. L’Apollo est un restaurant, et la majorité des clients ne dansent pas. Du coup, même en dansant par pur loisir, il y a un petit côté « spectacle ». Il y a aussi beaucoup moins de danseurs qu’on peut en trouver au Petit Medley, par exemple, et ceux-ci ont tendance à se regrouper autour d’une ou deux tables près du DJ. Attablés avec eux, après déjà quelques danses, on a vu une dame s’approcher « Vous l’équipe de jeunes, bravo. On vous regarde et on se régale. J’ai un fils de seize ans qui veut danser le rock. Je me disais « qu’est-ce que c’est encore, ça? », mais après ce soir, je vous promets que j’y prêterai une oreille attentive. » Ça fait plaisir à entendre. Et l’un des profs présents de se dépêcher de saisir la balle au bond et de réorienter la dame du rock au swing. C’est mieux!

À un moment, pendant que l’orchestre jouait, un couple est allé danser seul sur la piste de danse. On a spontanément suivi pour faire cercle autour d’eux, en un jam improvisé. Facile de compter alors le nombre de danseurs: huit, moi compris, quatre gars et quatre filles. Quatre couples, donc, qui se sont succédés au centre du cercle pour ensuite danser en cercle. Sans réfléchir, j’ai suivi le mouvement… et puis, j’ai réalisé: hé, c’est un Big Apple! traduction pour les non-danseurs: une chorégraphie que j’ai souvent vu, mais que je n’ai jamais appris. Alors j’ai creusé dans mes souvenirs, et suivi le mouvement comme j’ai pu… comique!

En fin de soirée, j’ai trouvé quelqu’un pour me déposer.

On était quatre dans la voiture. Extrait de la conversation:

- T’es venu à pied?

- C’est super! comme moi quand je viens à pieds: c’est la passion!

- Et comment t’as fait la semaine dernière pour rentrer chez toi?

- À pieds.

- Ça fait combien de temps?

- Euh… à peu près 1h30

- Oh, PUTAIN!

- Je vais dire comme A., c’est la passion.

- Et il est revenu! C’est ça la passion.

Très sympas, tous. Ils m’ont déposé à Saint-Éloi, du coup j’en ai eu pour moins de dix minutes de marche.

Protégé : Chapitre 3 (4) – Vertige

février 5, 2010 par Déréglé temporel

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La pub qu’on ne verra jamais au Québec

février 4, 2010 par Déréglé temporel

Vous n'en verrez pas au Québec

Photo prise dans un train parisien

Du blues, mais presque pas de danse

février 2, 2010 par Déréglé temporel

La soirée du mardi à l’Apollo, où on m’avait dit que je pourrais peut-être danser le West Coast Swing, n’a pas tenu ses promesses. Les musiciens étaient bons, on a entendu beaucoup de bon blues, sur une large palette allant du quasi-rock au blues langoureux, en passant par un blues parfait pour le WCS… si seulement il y avait eu des danseuses pour le danser.

Car deux couples de danseurs seulement étaient sur place, dont un seul connaissait des rudiments west coast… appris lors d’un atelier il y a trois ans. J’ai quand même dansé une danse avec la dame, puis un lindy avec la même.

Informations prises, c’est toujours comme ça le mardi.

Les soirées intéressantes seraient plutôt le jeudi et le vendredi… le mercredi pour les amateurs de salsa.

PS: je sais, je poste peu en ce moment. Mais en contrepartie, je bosse!

Searching for lindy

janvier 30, 2010 par Déréglé temporel

Hier soir, une forte dépendance m’a jeté dans les rues de Montpellier à la recherche d’Apollo, dont on m’avait dit qu’il était celui, plus que tout autre, qui serait en mesure de me procurer ce dont j’avais besoin.

Il faut savoir que l’Apollo Jazz Café, c’est loin. Sur l’Avenue de Palavas. Je pensais savoir c’était où, l’ayant croisé pour me rendre chez Dame Blanche. Mais l’Avenue de Palavas, c’est long. Et sur le chemin, y’a de quoi douter qu’on va au bon endroit. Il faut traverser un désert d’établissement, une zone résidentielle trop calme, passer devant un Red Turtle Café (où, d’après l’aspect la faune présente, doivent se jouer des concerts de hard rock – faune au demeurant assez aimable pour m’indiquer que j’étais sur le bon chemin, mais très loin encore de l’objectif). En chemin, on doute. Rien à l’horizon, m’aurait-on trompé? Le barman du Red Turtle m’aurait-il malicieusement lancé sur une fausse piste? Ai-je moi-même consulté un site internet périmé pour trouver l’adresse? En marchant sur l’avenue de Palavas, on en vient à se demander si on n’aboutira pas à Palavas-les-Flots, sur la plage, condamné à faire demi-tour gros-jean comme devant.

Mais voilà que juste avant le rond-point à la sortie de Montpellier se profile le nom recherché: Apollo. Et en plus petit, au fur et à mesure de l’avance, c’est deux autres mots qui confirme qu’on arrive au bon endroit: jazz, puis café (écrit de biais). J’entre avec un petit sentiment de doute, encore. L’affiche promet un concert jazz. Ça semble parfait, mais cela ne risque-t-il pas d’être du jazz fusion, de l’improvisation psychédélique à la manière de Miles Davis, pas du tout dansable? Je cherche contenance en me disant qu’au pire, je passerai une soirée musicale.

Mais un signe pour me rassurer m’attends à l’intérieur: il y a un cours de lindy hop pour les débutants. Pendant que je me renseigne auprès du portier (tout en payant les 10 euros de la soirée: 5 pour une carte de membre, 5 pour le tarif membre (tarif pratiqué seulement les vendredis), celui-ci doute que le West Coast Swing se pratique à Montpellier; mais entre une lindyhoppeuse qui le contredit: ça se pratique à l’occasion à l’Apollo, les soirées spécialisées en blues.

L’Apollo, c’est différent du Petit Medley. L’Apollo, c’est avant tout un grand restaurant; des repas complets, pas du casse-croûte. Avec une scène pour les concerts, une piste de danse carrée au centre. Plutôt petite d’ailleurs. Premier sentiment: moins convivial que le Petit Medley. Difficile de jaser avec les gens à leur table, difficile de différencier de prime abord les danseurs et les simples spectateurs. Autre aspect: les yeux des spectateurs se portent naturellement vers la piste de danse. Du coup, je me suis demandé si on danserait vraiment, ou si la soirée ne prendrait pas plutôt un aspect concert-et-démos-de-danse.

J’ai louvoyé entre les tables vides, au gré des petits papiers blancs portant des noms de personnes qui avaient réservés. Guettant parmi les visages si n’apparaîtrait pas par hasard celui d’un de ces danseurs montpelliérains qui s’offre à l’occasion une escapade dans la Belle Province. Pas de tête connue à l’horizon. Quand je trouve enfin une table libre, je m’y installe, par hasard à côté de la table réservée par la hoppeuse de tout à l’heure. Mais pas de jasette pour le moment, elle est en tête à tête avec quelqu’un.

J’attends, patiemment, de voir comment va tourner la soirée. Un peu avant que l’orchestre ne soit prêt, le DJ met du swing: bon signe. À un volume relativement faible: moins bon signe. Puis un couple s’aventure sur la piste de danse: bon signe. La hopeuse de la table d’à côté avec un prof. Un seul couple pour le moment. Pendant ce temps-là, quelques personnes se sont installées à ma table. Parce que c’est une des rares tables libres et que ces gens semblent connaître la hoppeuse d’à côté. Quelques-uns me serrent la mains et se présentent, sans doute intrigués par ce visage inconnus, mais il ne vont pas jusqu’à me demander qui je suis et ce que je fais ici. Jusqu’à ce qu’une dame me pose la question: « Vous ne dansez pas? » La forme de la question laisse deviner la réponse à laquelle elle s’attendait. Tandis que je la détrompe, je remarque du coin de l’oeil, tandis que l’orchestre a entamé ses premiers morceaux, des couples qui s’aventurent sur la piste de danse. On est bien là pour danser, danser pour le plaisir. Je suis prêt. Dans la conversation, j’ai appris que mon interlocutrice dansait depuis trois ans et le balboa depuis peu. Je l’invite sur le morceau suivant. Elle danse bien. Le plancher est super glissant; l’avantage, c’est que ça ouvre la porte à pas mal d’expérimentations, volontaires ou pas; le désavantage, c’est que, ayant l’habitude de planchers de bois franc, glissants, certes, mais pas trop, j’ai manqué me casser la gueule à quelques reprises. En retournant à ma place, on me manifeste un nouvel intérêt: « Hé, tu sais danser le swing? » (plus tard dans la soirée, la phrase standard pour m’aborder va pourtant changer: « Je crois avoir entendu un accent… »).

À partir de là, il reste peu à raconter. Pourtant, c’est à partir de là que commence le plus intéressant. Simplement, le plus intéressant est de ces choses qui ne se laissent pas aisément raconter, ne peuvent que se vivre. Tout au plus puis-je préciser que j’ai dansé avec à peu près tout le monde (bon, les danseuses seulement), que le monde danse bien, que j’ai été pleinement satisfait. En sortant de l’Apollo Jazz Café, mon coeur chantait des gospels: ALLELUYAH, I DANCED LINDY HOP!

En rentrant, une intuition m’a fait prendre un chemin différent, une économie de 20 à 30 minutes de marche, à vue de nez. Mais ça reste loin.

Danser avec humour (2)

janvier 29, 2010 par Déréglé temporel

Arrivé lundi en soirée, courant à droite à gauche depuis, j’ai accumulé déjà environ deux cahiers de documents administratifs et cinq livres à lire (aimable attention de mon directeur de thèse). J’ai aussi trouvé un logement plus décent et sécuritaire que l’auberge de jeunesse (merci à Petit Amande). Et ça fait plus d’une semaine que je n’ai pas dansé. Ou regardé danser.

Là, je viens juste de combler ce dernier manque. Un vidéo qui a récemment trouvé sa place parmi mes favoris. Ben Morris et Nina Gilkenson couplés par le hasard d’un jack & jill, à l’événement « Boston Tea Party ». Nina est spécialiste de lindy hop, Ben joue sur les deux tableaux, lindy et WCS, mais se trouve sans doute là à titre de west coaster (si ma mémoire est bonne, le « crossover » du BTP est fait pour coupler des lindy hoppers avec des westies). Les deux ont cette excellente qualité de danseur à laquelle je faisais référence récemment: l’humour. Je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer Ben, mais j’ai eu la chance de faire quelques ateliers donnés par Nina, et je peux donc dire que c’est une qualité qu’elle manifeste aussi comme prof (et sûrement aussi comme personne).

Maintenant je vais prendre le temps d’aller du côté de l’Apollo Jazz Café. D’après le programme de ce soir, je devrais trouver le moyen de danser un peu de lindy. Il y aura sûrement quelqu’un aussi pour me dire où se trouvent les westies dans cette ville.

L’art de ne pas voir Paris

janvier 29, 2010 par Déréglé temporel

Prendre l’avion à 20:00 à Montréal pour Paris.

Arriver à 8:30, heure locale, à Charles-de-Gaulle.

Passer les douanes (me semblait que c’était plus long???)

Demander le chemin de la gare de Lyon. Se faire répondre de prendre le métro.

Se diriger vers le métro.

Attendre, parce que l’entrée du métro est bloquée en raison d’une alerte à la bombe (option: ne pas remarquer que le policier et les deux soldats à l’entrée sont là pour vous empêcher de passer, et se faire apostropher en passant entre eux).

Pour passer le temps, se demander lequel des trois (le policier et les deux soldats) inspire le plus confiance (ou pas). Attention: exercice difficile.

Une fois entré dans le métro, se contorsionner et faire des prouesses techniques pour faire passer ses énormes bagages dans une entrée aussi exiguë.

Demander son chemin.

Constater que le métro de Paris est un dédale. Se demander où se trouve le Minotaure.

Trouver la gare de Lyon.

Se perdre dans la gare de Lyon (mais pas trop).

Acheter un billet de TGV pour Montpellier, de préférence le plus vite possible et le moins cher possible. (Option: se faire mal comprendre du gars au guichet, qui vous fait obligeamment économiser 10 euros, mais pour attendre deux heures de plus).

Chercher une place assise pour pouvoir poser ses bagages et souffler une seconde.

Constater qu’à la gare de Lyon, les places assises sont toutes exposées aux courants d’air. (Option: avoir fait le voyage un jour où il fait plus froid à Paris qu’à Montréal).

Cogner des clous sur place. Tenter de ne pas s’endormir pour pouvoir 1) ne pas passer tout droit 2) surveiller les voleurs qui, à en croire les messages diffusés sur place, sont monnaie courante à la gare de Lyon

Se lever à l’occasion pour faire des promenades pour se garder en éveil (bien sûr avec tous ses bagages).

Trouver une machine à café et commander un cappuccino (note: le nom est usurpé et le café est dégueux). Le boire à la recherche des effets de la caféine (durée: 15 minutes à tout casser).

Retourner à sa place assise et recommencer plusieurs fois le cycle, selon les besoins. (Option à insérer une fois dans le cycle: appeler une amie à Montpellier sous prétexte de prévenir de l’heure de son arrivée, mais en réalité parce que la conversation garde éveillé).

Embarquer finalement dans le train vers Montpellier et Perpignan. (Option durant le voyage: discuter avec le petit vieux comique qui s’en va à Nîmes).

Cogner des clous dans le train (mais là, on peut se laisser aller – option: le faire en s’appuyant sur la tablette devant soi et avoir une marque rouge sur le front au réveil – avertissement: le sommeil n’est jamais long dans un train, 2e classe).

Débarquer du train à Montpellier avec 20 minutes de retard.

Se rendre chez son amie pour poser ses bagages (option déraisonnable mais agréable: discuter longuement).

Aller prendre le tram pour l’auberge de jeunesse (avant minuit, parce que l’accueil ferme après cette heure).

- Alors, Paris? C’est beau?

- Bof. L’aéroport, c’est un aéroport. Le métro, c’est laid. Dans la gare, on peut voir des combats de pigeons barbares, des touristes, des clodos et des employés de la SNCF.

- Et la culture?

- Ah, oui, grande ville culturelle: il y a au moins deux librairies de gare EN PLUS de la librairie Relay.