Zombis et culture geek

On va clore cette série sur les zombis avec un billet léger et sans grande structure. L’un des aspects les plus fascinants des zombis, ce ne sont pas les cadavres ambulants en eux-mêmes, ou leur mythe… c’est la mode. La reprise des références un peu partout, surtout dans la culture geek. En préparant cette série sur les zombis, j’avais déjà plusieurs références du type en tête, mais j’ai fait quelques recherches aussi sur internet. Je vous sers une sélection de trouvailles zombifiques.

Pour avoir un aperçu plus large, vous pouvez vous référer au zomblog. Malheureusement, ce blog est… mort. Mais on peut toujours espérer qu’il se relève de sa tombe, bien sûr.

Boulet, ce grand geek, a super bien illustré les liens entre zombis et geeks. Les zombis sont, dans cette culture, un objet de débat hautement sérieux. Et il a très bien vu que Peyo est peut-être fan de Romero.

D’ailleurs, parlant de Romero, je me suis dit en chemin que si les zombis sont si populaires auprès des geeks, c’est peut-être parce que le premier vidéo en haut de la liste YouTube quand on y tape « Romero », c’est celui-ci (à ne pas ouvrir au travail).

Les zombis sont également mis à contribution dans des travaux dans lesquels on peut voir une certaine vulgarisation, mais parfois tout simplement un trip d’intellos-geeks. Par exemple, des épidémiologistes d’Ottawa et de Carleton ont construit un modèle épidémiologiques de l’infection zombi. Les calculs prennent pour postulat les caractéristiques des zombis-Romero-style. Le document PDF de 18 pages n’est pas des plus faciles d’accès (mon calcul matriciel est lointain, et a toujours été déficient, c’est encore heureux que je sache en reconnaître la notation). Néanmoins, il permet de suivre pas à pas la construction d’un modèle épidémiologique, ce qui est quand même intéressant, tout en se divertissant de voir aborder très sérieusement des expressions comme « the doomsday scenario » (infestation zombique incontrôlable menant à l’effondrement de la civilisation), de voir cités Roméro ou Max Brooks dans les notes de fin de document, exclure la possibilité d’une cohabitation humains/zombis, discuter des problèmes d’identification des infectés dans les premières phases de l’épidémie afin de pouvoir effectuer des mises en quarantaines rapides. Car une intervention très rapide est essentielle, puisque les modèles ne prenant pas en compte d’intervention déterminent que le « doomsday scenario » sera atteint en une semaine dans le meilleur des cas (allez voir les jolis graphiques). À noter que la quarantaine partielle a peu d’effets et que l’existence d’un antidote guérissant le zombisme sans procurer d’immunité permettrait la coexistence d’une faible population humaine avec une forte population zombie. À supposer qu’on ait de l’antidote en suffisance. Seule une éradication rapide permettrait d’éviter le doosmday scenario. En prenant en compte le fait que les zombis sont plus faciles à tuer quand leur nombre est plus faible, l’éradication répond elle aussi à un modèle exponentiel, et peut donc être achevé en une dizaine de jours, si j’ai bien compris. (on en discutera dans les commentaires, si vous voulez).

En cas de « doomsday scenario », on peut supposer quelques survivants, non pris en compte dans le modèle épidémiologiques, mais cohérents avec les films de zombis post-apocalyptiques (parlant de ça, j’ai vu « land of the Dead » à l’halloween). Les questions épidémiologiques deviennent alors secondaires par rapport aux stratégies de survie des rescapés. C’est ce que propose le blog « Zombizness« , où un survivant réfugié dans un appartement luxueux de Paris réfléchi aux conditions de survie à travers des modèles construits à partir des outils marketing. On a droit à une pyramide des besoins façon zombi et à des cartes heuristiques des vivants et des morts. Amusant et intéressant, malheureusement, je crains que notre spécialiste de marketing n’ait trop réfléchi et pas fait attention aux zombis qui montaient l’escalier, puisqu’il n’a plus donné signe de vie depuis février.

Toujours vivant, le très-étrange blog zombilix nous pourvoit en observations, souvent satiriques et en peintures acriliques sur le thème des zombis. Les observations qui nous viennent du « centre d’étude des zombis de Rouen » comprennent les taux de contaminations par classes sociales, les techniques de chasse au zombi, la psychologie zombi, les symptômes d’infection, etc… à lire! Et souhaitons-lui une longue vie…

Et puis, parmi les blogs, n’oublions pas bien sûr Temps et Fiction, qui publie son cinquième billet taggé zombi, ce qui veut dire qu’on y a parlé davantage de zombis que de science. Quand même…

Tout cela démontre que les geeks sont les seuls à prendre la menace zombie au sérieux et à se préparer à y parer. Boulet avait raison. Faut-il s’en inquiéter?

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