Tousser et exterminer l’humanité

L’actualité, en ce moment, donne très envie de jouer à Pandemic, jeu flash très populaire où on joue une maladie (qui peut être causée par un virus, une bactérie ou un parasite) avec pour objectif d’exterminer l’humanité. Le jeu est assez sympathique dans son genre. Le joueur a devant les yeux une carte du monde, avec notamment les frontières, les aéroports et les ports qui servent à suivre la propagation de la contagion. Du moins on peut s’amuser à essayer de repérer les premières étapes, puis on peut observer quand il n’est plus possible de propager sa maladie dans de nouveaux pays (parce que tous les pays non infectés ont fermé les frontières, les aéroports et les ports).

Le joueur ne contrôle qu’une seule chose: les mutations de la maladie, qui lui permet de contrôler sa résistance aux diverses formes de climat ou aux médicaments, sa capacité à se transmettre par les insectes, l’eau ou l’air, et ses effets. Ces derniers se traduisent par trois traits: lethality, infectivity et visibility. La stratégie de base (on m’a dit qu’il y a des subtilités, mais je ne les ai pas encore trouvé) consiste à réduire le plus possible la visibilité et la létalité de la maladie en début de partie et à augmenter le plus possible son « infectivité », histoire de contaminer le plus possible de pays avant que la communauté internationale ne prenne de mesures, et à augmenter la létalité en fin de partie pour achever le boulot. Une fois les principaux choix faits, il ne reste qu’à contempler le désastre, tout sourire, en imaginant avec sadisme les terribles effets de sa maladie massacrer tout le monde. On suit le tout grâce aux nouvelles qui défilent et aux matrices épidémiologiques (vivants, sains, infectés, morts) de chaque pays. On perd la partie quand plus personne n’est infecté par la maladie.

Je n’ai jamais gagné, n’ayant jamais réussi à infecter l’île de Madagascar, dont le port, unique point d’accès, assez peu fréquenté d’ailleurs, se ferme toujours avant qu’un bateau contaminé n’y arrive.

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6 Réponses to “Tousser et exterminer l’humanité”

  1. Sombre Dereliction Says:

    « Une fois les principaux choix faits, il ne reste qu’à contempler le désastre, tout sourire, en imaginant avec sadismes les terribles effets de sa maladie massacrer tout le monde. »

    C’est toujours bon de découvrir l’humanisme véritable qui se cache derrière le personnage! 😆

  2. Déréglé temporel Says:

    J’ai pour mon dire qu’il n’y a pas d’humanisme si on ne sait pas reconnaître son humanité. 😉

  3. Sombre Dereliction Says:

    Hou! elle frappe celle-là… J’ai du la lire trois fois avant de croire la comprendre!

  4. Arkalys Says:

    La seule fois où j’ai réussi à infecter Madagascar était celle où mon virus y a commencé son développement.
    Y’a un piège aussi : à trop diminuer la létalité, ça tue personne du tout, et on récolte plus de points qui permettent de faire muter la souche !

  5. Déréglé temporel Says:

    Oui, mais en début de partie, les points viennent surtout des contaminations, alors on peut se passer de morts. Tout l’art est de déterminer quand il faut augmenter la létalité.
    Mais je pense que je vais tenter quelques parties avec une stratégie totalement différente, pour voir.

  6. Gabriel Says:

    Intéressant! Je fonce découvrir le jeu!

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