Un quotidien de transition

Je vis à Montpellier un quotidien de transition. Un quotidien pour pas longtemps, quelque contradictoire que ça puisse paraître. Peu de grandes tranches de vie à raconter, donc: il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que s’installe une routine. Ce n’est pas triste, c’est salutaire. Je ne suis pas parti en voyage pour de grandes aventures, mais pour un motif bien pragmatique, celui des études. Et une routine me fait rédiger, je ne demande pas mieux alors que j’ai un article à remettre en mars.

Depuis que Petite Amande m’héberge, donc, s’est installé une certaine routine. Je suis plus longuement chez elle qu’elle-même, car si elle sors pour travailler, moi je reste pour travailler. Je pianote mon clavier le jour durant, alignant les lignes en paragraphes, regroupant les informations disséminées depuis presque deux ans dans mon bloc-note OneNote.

On mange ensemble, sauf pour le déjeuner (le petit déjeuner) puisque je me lève plus tard qu’elle. On regarde aussi des vidéos ensemble, surtout le soir. J’ai partagé avec elle le DVD de Rosso di Serra, l’un des deux spectacles de fin d’année 2009 de l’ENC (celui où il y a Tite-soeur); on garde Scène de Crime pour plus tard. On regarde surtout les épisodes de Pushing Daisies, une série aux accents burtonniens dans sa réalisation. On l’a fini hier, on vient de commencer Carnivale, qui sera forcément au mieux frustrante puisqu’elle n’a jamais été terminée.

Et de temps à autres, je sors en journée, je vais à la fac rencontrer celui qu’il y a longtemps j’ai pseudommé l’Homme Crypté, mon directeur de thèse, auquel je pense que je devrais peut-être trouver un autre pseudo.

Et de temps à autres, je sors à l’Apollo. Ou ailleurs. Pour danser.

Et de temps à autres, je sors voir des vieux amis du temps de mon premier séjour.

Pas de doute, c’est une routine plaisante.

Peu de ruptures.

La principale concerne le lit d’invité, le mien, donc. Il se trouve qu’il a un défaut. Lequel choisi de ne se révéler que quand ça lui chante. Les lattes sur lesquelles est posé le matelas sont trop courtes: si elles bougent, elles perdent appui sur l’un des côté du lit, et, par conséquent, elles tombent. Dormir sur un tel lit, lorsque son défaut choisit de se révéler, demande des précautions qu’un distrait comme moi prend rarement. Aussi ai-je passé plusieurs heures à imaginer une réparation de fortune: des feuilles de papier, roulées serrées et scotchées ensemble pour plus de solidité, calent désormais les deux côtés du lit. Les lattes restent donc bien en équilibre.

Mais c’est sans doute difficile à visualiser, comme ça.

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