Le métro de Valencia

Les métros, bien sûr, ne sont pas des attractions touristiques. Néanmoins, j’ai toujours comparé avec curiosité les métros (et tramways) des villes que je visite. Curieusement, peut-être, il me semble qu’ils en disent long sur la qualité de vie dans une ville. C’est que le métro est encore le moyen de transport en commun le plus efficace et le plus rapide, celui qui réduit les distances dans une ville, permet d’accéder rapidement au point A ou au point B. Bien sûr, ce n’est pas un facteur déterminant. Mais c’en est un. Et puis, c’est fascinant de voir comment un moyen de transport, a priori si standardisé, peut revêtir des aspects différents ici ou là.

Le métro de Montréal se situe dans la moyenne, peut-être un peu vers le bas. Le réseau manque de densité par rapport à la taille de la ville (sans parler de l’agglomération!), la propreté laisse à désirer, le prix augmente constamment sans que l’offre de service ne suive. Mais il est rapide, raisonnablement silencieux et il est facile de s’y orienter.

Les métros de Paris et de New York sont pires. Ils sont affreusement vieux et bruyants. Celui de New York est carrément atroce (mon expérience remonte à 2000, il n’est pas exclu qu’il se soit amélioré). De plus, ce sont des dédales où il est difficile de s’orienter, beaucoup plus qu’ailleurs. Les stations de métro de New York sont particulièrement  mal foutus et obligent l’usager à milles détours pour parvenir à destination. De plus, le New Yorkais doit prêter attention pour distinguer les express des métros normaux, les premiers ne s’arrêtant pas à toutes les stations. Ça peut sembler une bonne idée, mais c’est pas mal de trouble pour un faible avantage, puisqu’un métro, c’est déjà rapide. Si ma mémoire est bonne, la densité du réseau est très respectable. Je ne me souviens pas du prix qu’ils chargent.

Les métros de Barcelona et Madrid sont propres, rapides, pas cher (même en comptant le taux de change, un passage est bien moins cher qu’à Montréal), ils ont des réseaux denses. Et à Madrid, il est assez facile de s’orienter, si ma mémoire est bonne (on s’en reparlera dans quelques mois). À Barcelone, c’est un peu plus compliqué.

À Toulouse, j’ai trouvé le métro le plus propre et le plus silencieux dont j’ai le souvenir. Un vrai charme. Aucun souvenir du prix. Seul défaut: la densité du réseau. Mais il est en développement: une deuxième ligne s’est ajoutée depuis mon passage là-bas.

À Valencia, finalement. Les prix sont très raisonnables. Le métro est très propre et silencieux. Le réseau dessert très bien la ville. On regrette qu’il contourne le centre, mais la construction dans le centre historique d’une ville européenne est quelque chose de compliqué, et puis ça ne fait pas tant que ça à marcher. Principal défaut, donc: l’orientation. Pour le coup, il est assez singulier, celui-là. S’orienter dans les stations, ça va. C’est prendre le train qui demande de l’attention. Premier piège: les lignes se divisent en deux ou trois, parfois (il y a ça aussi à Paris et Barcelone, mais moins systématique). Il faut donc faire attention au terminus du train qui passe. Il faut faire d’autant plus attention que souvent, les trains de lignes différentes se partagent le même quai: ça, c’est le piège à distrait dans lequel je tombe souvent!

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