Quelques mots sur les falles

Fallas en castillan, falles en valencien, j’hésite entre les deux graphies. On entend plus souvent les gens parler de fallas, parce que le valencien est assez minoritaire à Valencia même, étant une langue plus parlée dans les campagnes que dans les villes. Mais c’est une fête valencienne, et les textes qui figurent sur les falles sont tous écrits en valenciens. Bref.

Je vous mettrais bien quelques photos desdites falles (un tout petit échantillon – il y en a à quasiment tous les coins de rue!), mais en ce moment mon blogue a du mal à prendre de nouvelles photos, je suis à la recherche d’une solution. Il y en a deux à chaque spot: une petite (falle infàntil, faite par des mineurs) et une grande. Elles représentent toutes sortes de thèmes, plusieurs sont satiriques. Mes préférées? L’une, gigantesque, mélange les thèmes de la musique avec des représentants des autorités: policier (abusant de la matraque), juge, politiciens, et est agrémentée de poèmes mélangeant les deux thèmes. L’autre représente deux grands livres avec des gants de boxe: Biblia et El origen de las especies, le premier ayant un oeil au beurre noir et une dent en moins, le tout entouré de personnages comme un singe, un religieux, un Adam en érection devant une Ève aguichante. Petite mention aussi pour celle, à la plaza del ayuntamiento, qui inclus la représentation d’une caserne de pompier – assez ironique quand on sait que le tout est destiné à brûler.

L’un de mes principaux plaisirs de ces festivités est de photographier les falles. Les mesclatàs et les feux d’artifices sont pas mal aussi. Petite remarque sur les mesclatàs: l’expérience sonore représente à peu près 70% du spectacle. La pétarade dégage une énergie incroyable, et on sent pratiquement les ondes sonore sur sa peau. Pour vous dire, en début d’après-midi, j’étais encore en trait de dormir (je me suis couché après 5h00 du mat’, après une nuit de folie avec les danseurs de Spirit of Saint-Louis), quand j’ai été réveillé par le bruit de la mesclatà du jour. Or, celle-ci a lieu à l’ayuntamiento, qui se trouve à environ 45 minutes – une heure de marche de chez moi!

Par contre, je commence à être tanné des pétards. Depuis la dernière fois que je vous en ai parlé, l’intensité du phénomène a été croissant. C’est un boucan pas croyable, et il faut parfois faire attention où on met les pieds dans la rue. Je n’ai pas vu de gens qui en usent avec méchanceté, mais il y a quand même un bon nombre d’irresponsable, surtout la nuit lorsqu’ils ont bu. J’ai vu quelques pétards éclater au milieu des foules, qui se sont évidemment dispersées tout autour. Certains sont placés dans des tubes, et volent éclater dans les airs avant de retomber dans la rue au hasard. D’autres sont lancés dans la rue négligemment. À un moment, je n’ai pas fait assez attention. En voyant un pétard sur le sol, j’ai cru que j’étais à distance sécuritaire. En un sens, c’était vrai: il n’y avait aucun risque de brûlure; mais quand il a éclaté, j’ai compris le sens de l’expression « détonation assourdissante »: mon oreille gauche s’est instantanément bouchée, et a sillé pendant une bonne vingtaine de secondes. Juste pour ça, j’ai hâte à la crèma, qu’on en finisse avec tout ça.

Sinon, le climat est festif. Les rues sont souvent bloquées, surtout dans le centre, où les clubs de falleros défilent en costume traditionnels. Les hommes ont des espèces de pourpoints et des bandanas, les femmes des grands robes et des coiffures à macarons. Un peu partout où il y a des falles, il y a aussi des grandes tentes pour les fêtes des falleros, discothèques ad hoc où la fête bat son plein jusqu’à 3-4h du matin (il y en a une juste devant mon immeuble, je les entends d’ici). On a vu pousser un peu partout aussi des stands à churros qui se vendent, évidemment, plus cher qu’il ne faudrait: 5 euros la douzaine, 2,50 euros pour le verre de chocolat où les tremper. Je me suis quand même laissé tenté une fois. Et comme la gastronomie locale semble être, en cette période plus qu’en toute autre, être à l’honneur, les annonces de paellas sont partout, même s’il devient très difficile d’en trouver passé une certaine heure, comme je l’ai expérimenté et raconté il y a quelques temps.

Il est trois heures. J’en ai encore pour une petite heure avant de pouvoir me coucher. Je vais peut-être travailler un peu, ou simplement me prélasser.

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