Musique de métro

Aujourd’hui dans le métro de Madrid, faisant le transfert entre la ligne bleue et le ligne bleue (la première, marin – c’est la ligne 10; la seconde, clair – c’est la ligne 1), je suis passé devant deux guitaristes. Rien que de banal. Deux guitaristes avec des guitares électriques et tout le stuff… qui jouaient du metal. C’est moins banal. Du metal à l’ancienne… on n’est pas encore au black metal de métro. Mais j’avoue avoir un instant imaginé les deux énergumènes de Goatfuk jouant dans le métro pour se faire des cennes. Ç’aurait été d’autant plus approprié pour eux que ça se passait dans la station… Tribunal. (Tu nous fait ça, Hérétik?). Ça m’a fait sourire.

Après avoir monté les escaliers, un autre guitariste. Jouant des tounes de Michael Jackson par-dessus des engeristrements. Ça sonnait plutôt mal, mais le gars était dedans, à mort. Au moment où sa toune se termine, il lâche une sorte de « Youhouuu! » avant de mettre le fond musical de Smouth Criminal, le sourire fendu jusqu’au oreilles au moment de se mettre à rajouter ses ting! ting! ting! en pinçant les cordes de sa guitare. Lui aussi m’a fait sourire.

Je prends un autre escalier… les deux lignes sont séparées par une longue distance de couloirs et d’escaliers. Au bas, cette fois, c’est un musicien africain en costume traditionnel. Il joue de la clarinette. À ses pieds, une sorte de xylophone géant, dont il ne s’est pas servit tant que j’étais là. Lui m’a fait hausser un sourcil perplexe. Vraiment bizarre comme mélange.

Je monte dans le métro. Pas de places assises. Un peu après moi, monte un gars, qui traîne un haut-parleur et un micro. Encore de la musique. Il faut savoir qu’à Madrid, les musiciens ne se contentent pas de rester dans les couloirs: certains montent dans les rames de métro, jouent le temps de deux ou trois stations, et puis passent le chapeau. Celui-là, c’est un chanteur. Quand il met sa musique, j’identifie tout de suite une bachata. Il commence à chanter. Il chante juste, avec une voix toutefois ordinaire. Les paroles sont une chanson d’amour super stéréotypée. On est dans le genre crooner, version latino. C’est kitsch à mort. Celui-là m’a presque fait mourir de rire, mais je me suis retenu.

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4 Réponses to “Musique de métro”

  1. Darwin Says:

    «Celui-là m’a presque fait mourir de rire, mais je me suis retenu.»

    Donc, tu n’as pas ri et tu n’es pas mort. Tu as bien fait de te retenir !

    «Tu nous fait ça, Hérétik?»

    Goatfuk dans le métro… il y a en effet une bonne base dans cette idée… et même suffisamment pour faire une série !

  2. Déréglé temporel Says:

    Il y a quelques temps, Hérétik nous demandait des suggestions. C’est la mienne!

  3. Darwin Says:

    «C’est la mienne!»

    Je ne l’ai pourtant pas lue chez lui…

  4. Déréglé temporel Says:

    C’est parce que l’idée vient juste de me venir.

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