Rome la nuit

Mon séjour romain fut surtout occupé d’archives. Quelques promenades autour de Saint-Pierre ont occupé mes pauses midi – d’ailleurs souvent à la recherche de restaurants pas trop cher. Il est particulier, d’ailleurs, de savoir qu’on peut faire le tour d’un pays – le Vatican – le temps d’une pause midi, sans trop se presser.

La muraille du Vatican

Le Tage, gonflé par la pluie

Les soirées pluvieuses se prêtaient mal à la visite. Ma première soirée à Rome n’était de toute façon pas réservée à la visite. D’une de mes contacts facebook, romaine (ajoutée récemment sur recommandation d’une amie, elle aussi romaine mais vivant en Espagne), m’avait en effet envoyé une invitation à un événement swing. L’occasion de voir, avant le festival, le « swing ordinaire » de Rome. Il ne faut pas s’attendre à une grosse communauté. Le grand pôle swing italien se trouve à Como, à environ une heure de Milan. Nous avons affaire à une toute petite communauté, peut-être encore plus petite que celle de Madrid. D’après les informations glanées, la deuxième école vient tout juste d’ouvrir, ce qui laisse espérer une croissance rapide. Quant à la soirée où je suis allé – où mes deux contacts romains n’ont pas pu aller, donc je n’y connaissais personne – elle m’a fait prendre conscience que 00’on appelle le « temps méditerranéen » – jolie manière de désigner les retards systématiques – est variable selon le pays. On m’avait signalé le début de la soirée à 19h00… eh bien, personne, en dehors de moi et la DJ, n’est arrivé avant 22h30. Cela étant, après 23h00, quelques bons danseurs étaient arrivés, assez pour animer la place.

Quelques soirées moins pluvieuses que les autres m’ont permis de faire un peu de tourisme nocturne (les photos ne sont pas terribles, on n’y voit pas grand-chose), guidé notamment par ma nouvelle contact facebook, rencontrée pour la première fois pour déguster une pizza. Le Panthéon est plus petit que ce que j’imaginais. Le palais des Farnèses laisse deviner quelques trésors par ses fenêtres, mais n’est évidemment pas ouvert à la visite la nuit.

L’un des éléments qui m’a le plus impressionné n’est toutefois pas un monument. Il se trouve qu’on était en période de migration de je-ne-sais-quel oiseau. Ces oiseaux, de passage dans la Ville Éternelle, nichent dans de grands arbres. Mais vraiment, de GRANDS arbres. Et ils y nichent en nombre tellement gigantesque qu’ils font un tintamarre incroyable. Un son continue, difficile à identifier au début… d’autant plus difficile à identifier en fait, que les oiseaux en question sont impossibles à voir, nichés dans leurs arbres, dissimulés par l’obscurité. Je n’aurais jamais su que ce son était produit par des oiseaux si on ne me l’avait pas dit.

Sur une note plus terre-à-terre, il est déconseillé de garer sa voiture sous l’un de ces arbres. Une heure plus tard, il faudra la laver d’urgence…

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3 Réponses to “Rome la nuit”

  1. Mouma Says:

    J’aime les oiseaux; ils ramènent les humains dans un état plus humble. Et toi, comme oiseau de nuit, ça devait pas être trop mal, hein?

  2. Déréglé temporel Says:

    « J’aime les oiseaux; ils ramènent les humains dans un état plus humble »

    Les humains et les lions:
    http://www.bouletcorp.com/blog/index.php?date=20101214

  3. Mouma Says:

    lol, ça illustre bien le propos.

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