Athée, agnost… pfff… blablabla…

Religieux et agnostiques qui accusent les athées d’être religieux; religieux et athées qui accusent les agnostiques d’être des athées qui ne s’assument pas; athées et agnostiques qui accusent les religieux d’être… euh, religieux. Pffff…

Dans le vaste débat autour de la religion en général, les platitudes sémantico-épistémologiques (la longueur de « sémantico-épistémologique » est garante de l’ennui qu’il y a à lire les propos qui se trouve derrière l’expression) foisonnent.

Débat sémantique, c’est-à-dire débat sur la définition des termes: comme d’hab, tout le monde essaie de définir les termes de manière à favoriser son camp. Schématiquement, les religieux ont intérêt à prétendre que « tout est religion » et que donc les athées sont aussi religieux qu’eux. Les athées ont intérêt à se représenter comme uniques représentants de la Raison et s’efforce de mobiliser les agnostiques contre les religieux. Les agnostiques aiment se croire plus rationnels que les athées, et se défendre ainsi leur non-adhésion à un appartenance politiquement très active.

Débat épistémologique, c’est-à-dire un débat sur le statut de la connaissance, la méthode légitime du raisonnement et le rapport des identités établie face à la Raison. On pose fondamentalement la question suivante: l’affirmation « Dieu existe » et l’affirmation « Dieu n’existe pas » sont-elles équivalentes au regard de la Raison? Les athées répondent non, pour toutes sortes de raisons parfaitement défendables sur le plan philosophique. Mais je ne vais pas les exposer. C’est long et c’est plate.

Toutes sortes de raisons défendables, mais qui relèvent, dans l’ensemble, de la bullshit. En particulier lorsqu’elles sont dirigées contre les agnostiques. Parce que dans le fond, les millions de subtilités épistémologiques alignées d’un côté comme de l’autre (mais, il faut l’avouer, encore plus du côté des athées, justement parce que ce groupe est plus mobilisé), tout le monde s’en fout. Le problème des athées avec les agnostiques, ce n’est pas qu’ils soient ou non plus ou moins rationnels qu’eux, ce n’est pas que « l’agnosticisme n’est pas la posture de doute qu’il prétend être », comme l’a dit récemment un de mes amis athée. C’est plutôt que les agnostiques affirment constamment leur différence par rapport aux athées, et leur divergence dans l’attitude à adopter par rapport aux religieux (et même pas forcément dans les choix politiques… juste l’attitude!). Et c’est justement là le point qui disperse la poudre que pratiquement toutes les parties du débat nous jettent aux yeux: la ligne de fracture véritable séparant athées et agnostiques n’est pas tant épistémologique qu’une divergence de valeurs et de sensibilités.

Quand on veut bien prendre un pas de recul par rapport au débat, on est frappé par l’insignifiance pratique des divergences pointées du doigt par les débatteurs. Que ces distinctions existent bel et bien dans l’absolu n’est pas en cause; la question que je me pose, c’est plutôt: pourquoi consacrer autant d’énergie à mettre en évidence des distinctions tellement subtiles qui, en d’autres circonstances, auraient passées inaperçues sans la moindre conséquence pratique? autre manière de poser la question: si la frontière épistémologique séparant l’athéisme de l’agnosticisme s’apparente à une ligne grise foncée sur un fond noir, pourquoi s’acharne-t-on à vouloir la repeindre en jaune pétant? N’est-ce pas que, de part et d’autre, on ressent le besoin de rendre visible cette frontière pour des raisons d’identité?

Évitons la longue série des dissertations du débat athée/agnostique, mais rappelons-en le centre, la question évoquée ci-haut sur les affirmations « Dieu existe » et « Dieu n’existe pas ». Pas loin, on trouve une autre question, celle qui met le plus souvent le feu aux poudres: « L’athéisme est-il une religion? ». Les athées ont constamment à s’en défendre. Une des plus belles – et plus simples, et plus impactantes – illustrations de leur point de vue est l’affirmation « si l’athéisme est une religion, alors ne pas jouer au hockey est un sport d’hiver ». Voilà qui met parfaitement en évidence l’asymétrie qui existe entre une affirmation positive (« Dieu existe ») et une affirmation négative (« Dieu n’existe pas »). Sauf que cette illustration place encore une fois le débat sur un plan strictement épistémologique (celui où les athées sont le plus à l’aise pour se défendre), comme s’il n’existait pas d’autres dimensions au débat.

Or, moi quand on me dit « L’athéisme n’est pas une religion », je réponds « de quels athées parles-tu? ». Parce que sous la revendication de l’identité d’athée se cache une diversité d’attitudes que ne met pas entièrement en lumière un débat épistémologique. Parce que pour voir ce qu’est une religion, il faut d’abord s’intéresser, non pas aux idées professées, mais aux attitudes et aux pratiques que ces idées cimentent. Et c’est là que, parfois, le bât blesse. Car les athées qui, par le passé, m’ont tanné en essayant de me convaincre de me faire débaptiser, en affirmant que si je ne le faisait pas, je ne vivais pas en conformité avec mes convictions, bref, que je serais un imposteur, essaiera-t-on vraiment de me faire croire qu’ils ne sont pas religieux?

Examinons cette attitude à la lumière de la définition de la religion d’Émile Durkheim, la meilleure que je connaisse (on reviendra une autre fois sur des critique qu’on peut formuler à son égard). Cette définition comporte trois grand critères: Des croyances/des dogmes, des pratiques/des rites, et l’unification d’une communauté identifiable. Or, l’athée qui veut me convaincre de me faire débaptiser, que démontre-t-il? 1. Qu’à ses yeux existe un ensemble d’arguments et de définitions de l’athéisme qui existent en propre 2. Que l’adhésion à ces arguments et définitions existant dans l’absolu distingue les « vrais » athées des « imposteurs », selon une espèce de critère de la pureté de sa pensée et 3. que le signe nécessaire auquel se reconnait le « véritable » athée est le débaptême, qui trace clairement la frontière entre les deux. Pour moi, les trois éléments définissant la religion se retrouve réunis dans une telle attitude: dogme, communauté d’appartenance, rite. Pourtant, je parierais qu’une telle personne connait sur le bout des doigts l’ensemble des arguments épistémologiques distinguant (soi-disant) l’athéisme de la religion et de l’agnosticisme. Je ne doute pas qu’il pourra les réciter par coeur: c’est un peu son catéchisme.

Non, tous les athées ne sont pas comme ça. Oui, cependant, sous le label « athée », cette attitude existe bel et bien. Lorsqu’on pose la question « l’athéisme est-il une religion? » sous un angle sociologique plutôt que philosophique, la réponse exige par conséquent beaucoup plus de nuances. Plutôt que le « non » catégorique de l’épistémologie, il faudra avancer « bien souvent, non; parfois, oui; les proportions peuvent varier selon les lieux et les époques ». Et, peut-être? « plus les athées se mobilisent, plus ils tendent à devenir religieux »… je n’en suis pas certain, mais c’est une question dérangeante que les athées devront bien finir par se poser.

Je ne cours pas après les débats « athées vs agnostiques ». D’abord, je ne vois généralement pas le besoin de le faire. Historiquement, ils sont tous deux issus d’un même mouvement historique, leur existence sociale a été permise par la coexistence religieuse et la nécessaire laïcité qui en a découlé. Leurs intérêts politiques sont fondamentalement les mêmes. Quel besoin d’exacerber leurs différences pour des broutilles? Ensuite, parce que quand ces débats me tombent dessus (beaucoup trop souvent), ils évacuent systématiquement la dimension des pratiques, qui me paraît la plus intéressante et la plus pertinente. Au final, il faudra bien se demander si le refus des agnostiques de se dire athées repose bien sur des divergences épistémologiques comme on le prétend, ou s’il repose plutôt sur le refus d’adhérer à un mouvement dans les pratiques duquel ils ne se reconnaissent pas. Encore une fois, la réponse varie sans doute d’un agnostique à un autre. Mais c’est mon cas. J’en suis venu à le dire ouvertement: je suis athée, ou agnostique, en fonction de mon interlocuteur. Le plus souvent contre lui. Athée contre les religieux. Je me dis de plus en plus souvent athée depuis ces dernières années, en réaction à la montée invasive des mouvements religieux dans la sphère publique. Mais quand un militant athée me fait chier, je me retrouve tout d’un coup agnostique.

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14 Réponses to “Athée, agnost… pfff… blablabla…”

  1. lskndrs Says:

    Il y a des fanatiques partout, parmi les athées ce sont sans doute ces « athées religieux » chez qui ressurgissent les symptômes du religieux (selon la définition sociologique de Durkheim ou une autre d’ailleurs, on pourrait aller faire un tour du côté du sentiment religieux par exemple), c’est probablement pourquoi ils tapent in fine sur les agnostiques (ou sur des athées qu’ils vont considérer comme agnostiques, bwaaarf moi aussi je baille rien qu’à écrire ça !). Comme vous dites les agnostiques refusent l’engagement (ou la compromission) athée pour des raisons diverses.
    L’agnosticisme est peut-être à la fois une attitude totale (un agnostique refuse de se prononcer sur la question théologique car il estime ne pas avoir de réponse possible/reconnait les limites de son intelligence/refuse de trancher face à la richesse et au poids des deux camps par rapport à son modeste jugement, un doute philosophique motivé par l’humilité) et une position méthodologique que doivent prendre croyants et athées s’ils veulent pouvoir discuter sans se réfuter en permanence, i.e. suspendre leurs prémices, ce qui du point de vue du croyant réclame une schizophrénie probablement infinie et impossible. C’est sur cette position que je m’efforce d’attirer mes interlocuteurs, pour voir jusqu’où chacun peut se remettre en question et admettre la dignité de l’autre.

  2. Darwin Says:

    «athées et agnostiques qui accusent les religieux d’être… euh, religieux.»

    C’est quand même pas bien méchant de dire à quelqu’un qu’il est ce qu’il est…

    Cela dit, je partage beaucoup de choses avec ta position. Moi aussi, on m’a déjà achalé, et même presque insulté, pour me convaincre d’apostasier. Je réponds toujours que je n’accorde pas assez d’importance à la religion pour consacrer inutilement mon énergie à ça. Je crois que nous avons d’ailleurs partagé cette position sur d’autres blogues.

    J’ai déjà dit être athée moi aussi, mais rarement, toujours pour simplifier. Je préfère dire que je suis ce que je suis, soit agnostique, ce qui, je te l’accorde, est pour moi très près de l’athéisme du côté des valeurs, mais plus scientifique dans mon esprit. On ne peut pas dire qu’une chose n’existe pas quand on ne peut pas le prouver, ce qui est bien sûr impossible dans ce cas, même si on est foncièrement convaincu que cela n’existe pas.

    «Au final, il faudra bien se demander si le refus des agnostiques de se dire athées repose bien sur des divergences épistémologiques comme on le prétend, ou s’il repose plutôt sur le refus d’adhérer à un mouvement dans les pratiques duquel ils ne se reconnaissent pas.»

    Dans mon cas, c’est pour les deux raisons, mais surtout la première.

  3. lutopium Says:

    Ce billet est très religieux… 😉

  4. Déréglé temporel Says:

    @lskndrs: Bonjour, et bienvenue sur Temps et Fictions!
    Sans offense et surtout parce que c’est comique: en voyant ton pseudo bizarre s’afficher, j’ai d’abord cru avoir à faire à un robot spammeur. Mais quand j’ai vu l’à-propos du commentaire et que j’ai suivi le lien vers ton blogue, je me suis évidemment bien vite détrompé. Bien content de découvrir ce blogue, soit dit en passant, il est intéressant.
    Je n’ai rien à redire à ton commentaire, aussi vais-je me contenter d’en saluer la conclusion:
    « C’est sur cette position que je m’efforce d’attirer mes interlocuteurs, pour voir jusqu’où chacun peut se remettre en question et admettre la dignité de l’autre. »

    @Darwin: « C’est quand même pas bien méchant de dire à quelqu’un qu’il est ce qu’il est… »

    Comme souvent, l’insulte n’est pas forcément dans le terme employé, mais dans l’intention avec laquelle il est employé. Dire à quelqu’un qu’il est ce qu’il est, mais avec dégoût, en suggérant que c’est une tare, peut être beaucoup plus insultant que de le traiter de n’importe quoi d’autre.

    « Je préfère dire que je suis ce que je suis, soit agnostique, ce qui, je te l’accorde, est pour moi très près de l’athéisme du côté des valeurs, mais plus scientifique dans mon esprit. »

    Au plan scientifique, ma position est plus proche des athées que des agnostiques. Si on admet que la charge de la preuve de l’existence de Dieu repose sur les croyants, il ne me paraît pas moins scientifique de dire que jusqu’à ce que cette preuve soit fournie, Dieu n’existe pas. Cela étant, la nuance entre ça et la posture agnostique que tu formules est tellement insignifiante à mes yeux que je me permet allègrement de danser des deux côtés de la ligne.

    @lutopium: j’espère bien que ce billet aura bientôt valeur de parole d’évangile dans les débats sur la religion 😉

    @tous, commentateurs ou non: Joyeux Noël!

  5. Darwin Says:

    «il ne me paraît pas moins scientifique de dire que jusqu’à ce que cette preuve soit fournie, Dieu n’existe pas»

    Mais, ça ne l’est pas seulement moins, ça ne l’est pas du tout! Ne pas être capable de prouver une chose ne veut pas dire que cette chose n’existe pas!

    Si on doit adopter la position que tout ce qui n’est pas prouvé n’existe pas, je me demande pourquoi on dépense autant dans certaines recherches. En général, on recherchera davantage à prouver des choses qui ont une probabilité d’existence plus élevée que d’autres, comme la particule de Bozon, pour laquelle on dépense des milliards! S’il fallait se dire que parce que son existence n’a pas été prouvée elle n’existe pas, ce serait ridicule de dépenser tant d’énergie et de ressources dans sa recherche.

    L’existence de Dieu ou son inexistence est d’une autre catégorie. C’est un sujet carrément non réfutable, donc non scientique. On ne peut ni prouver so existence, encore moins son inexistence.

    Nous spmmes mal partis pour une journée de Noël que je te souhaite joyeux quand même! 🙂

  6. Déréglé temporel Says:

    Écoute Darwin, c’est justement ce genre d’argumentation qui m’emmerde. Y’a des tas de réfutations de ton argumentation sur n’importe quel site athée, je suis sûr que tu les connais déjà. Si l’existence de Dieu est irréfutable et invérifiable, même la posture agnostique ne peut pas être considérée comme « scientifique ». La posture athée ne peut donc pas l’être moins. La posture agnostique est, au mieux, l’affirmation que l’existence de Dieu n’est pas scientifique, ce qui est aussi valable pour la posture athée. À partir de là, à quoi ça rime toutes ces arguties?
    (et là, je résume, parce que quand on s’engage dans ce genre de discussion, ça peut disserter longtemps, ça devient de plus en plus ennuyant, et aussi ben athée qu’agnostique que croyants finissent par s’engager dans des raisonnements circulaires; alors aussi bien arrêter là).

    Et je te re-souhaite un Joyeux Noël.

  7. paulgesserit Says:

    Selon moi, un agnostique est un athée qui laisse la porte ouverte. Son doute donne l’impression qu’il ne tranche pas la question. Tu as raison, il n’est pas utile de disserter sur ce « statut » pendant des heures, cela ressemblerait beaucoup trop à de la théologie universitaire.

    Étant « athée », dans le sens où je réfute catégoriquement la possibilité d’une existence divine, je considère néanmoins que l’athéisme ne peut être qualifié de religion. Malheureusement, ce terme n’existe que dans l’opposition à l’existence d’un dieu. Dans ce sens, les non croyants ne devraient même pas avoir à se définir. L’être animal – dans lequel j’inclus l’humain – est, par essence, dénué de toute connotation religieuse.

  8. Déréglé temporel Says:

    Bonjour Paul Gesserit, et bienvenue sur ce blogue!

    Ce pseudo vient-il de Dune? Si oui, je trouve pour le moins ironique qu’un athée s’identifie à une culte scientiste-mystique comme le Bene Gesserit! 😉

    Concernant le sujet qui nous occupe, je pense interpréter ton commentaire ainsi:
    1. nous sommes d’accord sur l’interprétation épistémologique de l’athéisme, impliquant que – dans l’absolu au moins – il ne s’agit pas d’une religion.
    2. nous ne semblons en revanche pas d’accord sur l’usage de critères alternatifs à l’épistémologie pour juger si un athée est, ou non, religieux. Alors que j’estime que sur cette question il faut donner priorité à une analyse sociologique, car je pense qu’un thème *a priori* non religieux peut être un réceptacle à un vécu religieux, tu en restes apparemment à l’épistémologie.
    3. Enfin, je trouve curieuse cette affirmation selon laquelle l’humain est par essence dénué de toute connotation religieuse. Comment expliquer alors que la religion soit un phénomène pratiquement universel, tandis que l’athéisme est l’exception?

  9. paulgesserit Says:

    Merci pour ton accueil. Bravo pour avoir décelé l’ironie du nom. Dune est pour moi l’un des tous meilleurs livres.

    Au sujet de l’essence humaine. C’est simple : faisons l’expérience d’une société qui ne parle pas de dieu à ses enfants jusqu’à l’âge de 18 ans. Peux-tu me donner le nombre de mineurs croyants ? Je suis prêt à parier qu’il sera nul. Il y a aura des blonds, des maladroits, des grands, des gauchers, des intelligents… Des caractéristiques fournies par la nature. Or, la religion n’en est pas une. C’est une donnée déterminée par la société dans laquelle tu nais. Étant donné que la majorité des êtres humains sont croyants, tu as la réponse de l’exception athée.

    Je suis désolé, je ne comprends pas ton point 2.

    Et bienvenue également sur mon blog 😉

  10. Déréglé temporel Says:

    « Bravo pour avoir décelé l’ironie du nom. »

    C’est un habitué du blogue, pris d’un inexplicable accès de timidité, qui me l’a signalé en privé. J’ai pris sur moi d’en parler ici. C’est à lui que revient le mérite.

    « Étant donné que la majorité des êtres humains sont croyants, tu as la réponse de l’exception athée. »

    Cela explique pourquoi cette situation se perpétue, pas pourquoi elle existe. Si nous sommes non-religieux par essence, la religion n’aurai pas dû exister à la base, non? Alors comment expliquer qu’elle soit née?

    « Je suis désolé, je ne comprends pas ton point 2. »

    Si une personne se dit athée et connaît bien l’argumentation athée, mais pratique des rituels qu’elle associe à l’athéisme, juge de la pureté de l’athéisme des autres et jette des semblants d’anathèmes sur les gens qui se disent athées mais qu’elle juge insuffisamment athées, ça ressemble à un comportement religieux, non? Même si l’athéisme n’est en théorie pas une religion, je maintiens qu’il peut servir de prisme à des comportements religieux. D’où la distinction entre critères épistémologiques et sociologiques.

    « Et bienvenue également sur mon blog 😉 »

    Merci.

  11. paulgesserit Says:

    Je comprends mieux ton point de vue et le partage en partie. L’évaluation de la « pureté » n’est pas un comportement exclusivement religieux, on le trouve aussi en politique, par exemple. Ainsi a-t-on déjà entendu une personne dire : « celui-ci est un vrai type de gauche ». En sport : « celui-ci est un vrai tennisman » (parce qu’il pratique trois fois par semaine, parce qu’il connaît l’histoire du tennis, parce qu’il respecte son adversaire, parce qu’il a un coup droit du tonnerre). Donc oui, l’athéisme peut être rapproché d’un comportement religieux parce que l’opposition entre athée et croyant est la plus évidente mais on ne pourrait réduire ce comportement à cela.

    Tu as raison, la religion n’aurait pas dû exister à la base ! En dehors de la plaisanterie, expliquer pourquoi la religion est née engage un débat qui, je pense, sortirait du propos initial de ton article. Sur quel plan l’expliquer ? Psychologique ? Historique ? Quand je dis « non religieux », je signifie « exempt de toute origine divine » et non pas « incapable d’inventer l’existence de divinités ».

  12. Déréglé temporel Says:

    « Je comprends mieux ton point de vue et le partage en partie. L’évaluation de la “pureté” n’est pas un comportement exclusivement religieux »

    Nous progressons! 😉
    Tiens, une autre question pour le fun (et mieux saisir ta pensée): un rite de passage peut-il être une pratique non-religieuse?

    « Tu as raison, la religion n’aurait pas dû exister à la base ! »

    😉

    « expliquer pourquoi la religion est née engage un débat qui, je pense, sortirait du propos initial de ton article. »

    c’est effectivement un très vaste sujet. Cependant, je ne suis pas contre les déviations de sujets (surtout si c’est pertinent/drôle), alors si le coeur t’en dis, ne te gêne surtout pas. Si tu n’as pas envie d’aborder le sujet, c’est ton droit aussi.

    @Tous: Bonne année!

  13. Dame_Blanche Says:

    « J’en suis venu à le dire ouvertement: je suis athée, ou agnostique, en fonction de mon interlocuteur. Le plus souvent contre lui. »
    J’adore!

  14. Déréglé temporel Says:

    😉

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