Posts Tagged ‘Jeu’

Tousser et exterminer l’humanité

novembre 14, 2009

L’actualité, en ce moment, donne très envie de jouer à Pandemic, jeu flash très populaire où on joue une maladie (qui peut être causée par un virus, une bactérie ou un parasite) avec pour objectif d’exterminer l’humanité. Le jeu est assez sympathique dans son genre. Le joueur a devant les yeux une carte du monde, avec notamment les frontières, les aéroports et les ports qui servent à suivre la propagation de la contagion. Du moins on peut s’amuser à essayer de repérer les premières étapes, puis on peut observer quand il n’est plus possible de propager sa maladie dans de nouveaux pays (parce que tous les pays non infectés ont fermé les frontières, les aéroports et les ports).

Le joueur ne contrôle qu’une seule chose: les mutations de la maladie, qui lui permet de contrôler sa résistance aux diverses formes de climat ou aux médicaments, sa capacité à se transmettre par les insectes, l’eau ou l’air, et ses effets. Ces derniers se traduisent par trois traits: lethality, infectivity et visibility. La stratégie de base (on m’a dit qu’il y a des subtilités, mais je ne les ai pas encore trouvé) consiste à réduire le plus possible la visibilité et la létalité de la maladie en début de partie et à augmenter le plus possible son « infectivité », histoire de contaminer le plus possible de pays avant que la communauté internationale ne prenne de mesures, et à augmenter la létalité en fin de partie pour achever le boulot. Une fois les principaux choix faits, il ne reste qu’à contempler le désastre, tout sourire, en imaginant avec sadisme les terribles effets de sa maladie massacrer tout le monde. On suit le tout grâce aux nouvelles qui défilent et aux matrices épidémiologiques (vivants, sains, infectés, morts) de chaque pays. On perd la partie quand plus personne n’est infecté par la maladie.

Je n’ai jamais gagné, n’ayant jamais réussi à infecter l’île de Madagascar, dont le port, unique point d’accès, assez peu fréquenté d’ailleurs, se ferme toujours avant qu’un bateau contaminé n’y arrive.

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Deux nouvelles énigmes

février 5, 2009

Puisqu’Arka est à l’agonie de ne pas connaître la solution pour la caverne, mais que je refuse de donner une réponse toute cuite dans le bec de quiconque, voici un indice sous forme d’énigmes. Les deux énigmes qui suivent sont assez connues, et leurs solutions sont semblables dans le principe à la solution de l’énigme de la caverne. Il s’agit, dans les deux cas, d’éviter un gueuleton indésirable.

1. Un fermier doit faire traverser une rivière à son choux, sa chèvre et un loup qui passe par là. Assez étrangement, il n’est capable d’en transporter qu’un à la fois sur son bateau. Ça pose problème, parce que s’il laisse la chèvre seule avec le choux, elle va le manger. Mais s’il laisse la chèvre seule avec le loup, c’est elle qui va se faire manger. Comment le fermier va-t-il procéder pour faire traverser la rivière aux trois sans rien perdre?

2. Trois missionnaires et trois cannibales veulent traverser une rivière. Le bateau ne peut transporter que deux personnes à la fois. Si les cannibales se retrouvent supérieurs en nombre d’un côté de la rivière, ils mangent les missionnaires. Comment procèdera-t-on pour traverser sans que les missionnaires n’aillent au paradis par le transit de la marmitte?

En remplaçant les cannibales par des démons, vous pouvez vous amuser à simuler cette dernière énigme ici.

Énigmes

janvier 27, 2009

Il y a quelques jours, en famille, on s’est mis aux énigmes pendant quelques heures, jeu fort amusant, surtout quand on fini par trouver les solutions. Quand on ne les a pas, c’est un peu plus frustrant, ça travaille. Sadique comme je suis, il fallait que j’en sortes quelques-unes sur mon blog.

La facile pour commencer

Vous avez deux contenants et un robinet. Le premier peut contenir trois litres d’eau, le second peut en contenir cinq. Comment allez-vous vous y prendre pour obtenir quatre litres? Il y a plusieurs solutions.

Sortons avant l’explosion!

Quatre hommes sont dans une caverne. La caverne va sauter dans 17 minutes et des poussières. La configuration de la caverne ne permet pas à plus de deux hommes de faire le trajet en même temps. De plus, il n’est pas possible de faire ce trajet sans la lampe de poche. Or, il n’en ont qu’une, ce qui oblige quelqu’un à la ramener à chaque fois. Le premier peut faire l’aller en une minute. Le deuxième peut le faire en deux minutes. Le troisième souffre d’un embonpoint qui le ralentit, de sorte qu’il fait le trajet en cinq minutes. Le quatrième, le malheureux, est boîteux, ce qui fait qu’il ne lui faut pas moins de dix minutes pour effectuer le trajet. Comment parviendront-ils à tous s’en sortir?

Miam!

Il y a un joli petit potager pas trop loin, et vous avez très faim. L’ennui, c’est que le jardinier a creusé des douves très profondes pour l’encercler et que les crocodiles au fond ont aussi faim que vous. En plus, cet enfouaré de jardinier a emporté le pont. Les douves font deux mètres de large à tout endroit. Vous avez deux planches de deux mètres de long. Une seule planche, c’est un peu juste et pas très solide. Qu’à ne cela tienne! vous en avez deux, et il suffit de les disposer correctement pour traverser et vous bâffrer en toute sécurité. Comment allez-vous vous y prendre?

Brûler des mèches juste pour le plaisir de les brûler

Vous avez deux mèches, qui mettent chacune une heure à se consummer. Y’a rien au bout, à aucun bout d’aucune mèche. Ça sert strictement à rien de les brûler, sauf que vous avez parié que vous seriez capable de les faire disparaître en 45 minutes, ni plus, ni moins. Vous êtes complètement dingue d’avoir parié une telle absurdité! comment allez-vous vous y prendre pour gagner cette gageure?

Essayez de les résoudre sans googler. J’imagine qu’il y a des tonnes de sites recensant les énigmes du genre, mais c’est bien mieux quand on trouve par soi-même.

NB: En raison du caractère particulier de ce billet, les commentaires seront modérés pour la semaine à venir. Sur les autres billets, ils seront autorisés dès que j’en prendrai connaissance. Sur ce billet-ci, c’est pareil SAUF pour les réponses justes, qui seront toutes publiées en même temps dans une semaine.

Amusez-vous bien!

Soyons civilisés

août 1, 2008

Je suis pas juste une brute, je suis aussi civilisé (du latin civitas qui veux dire ville).

Qui a cuit quelle viande dans quelle salle? (A clue story)

juillet 23, 2008

Ceci est une histoire culinaire.

Je n’ai pas l’habitude de cuire des viandes. Mais je suis courageux. Et distrait.

Aujourd’hui, pour apporter un peu de changement à mon ordinaire (semi-ironie ici), j’achetai des hauts de cuisses de poulet à cuire. Quatre: un pour le souper, trois pour mettre au frigo et faire des recettes le reste de la semaine. J’aurais juré qu’il me restait une enveloppe de marinade à quelque part. Elle a mystérieusement disparu (mystère qui ne sera pas éclairci ici, réfrénez vos envies d’enquêtes policières).

J’eus en revanche la chance d’avoir un coloc à l’âme généreuse qui me proposa sa sauce pour poulet « beurre et cari ». Un peu d’eau, d’huile de canola et d’huile d’olive plus tard, mes hauts de cuisses baignaient parresseusement dans la mixture aussi rouge qu’expérimentale.

Je profitai de leur bain pour m’absenter et faire quelques courses qui restaient à faire (entre autre d’aller acheter de nouvelles semelles pour mes souliers de danse). Pendant ce temps… rien. Sinon que ma mère m’envoyait un message pour me dire qu’elle avait pensé pendant la journée à m’acheter de nouvelles semelles pour mes souliers de danse. Mais ça n’a rien à voire avec mes histoires culinaires.

Donc, puisqu’il ne s’était rien passé en mon absence, je retrouvai à mon retour la viance baignant dans le liquide rouge. Mes colocs discutaient du film qu’ils voulaient voir et l’un d’eux disparu le temps d’aller acheter quelques bières. Moi je choisissait le morceau qui aurait l’honneur de se retrouver dans mon estomac, puis, maniant le couteau, déchiquetai un pauvre oignon dont la moitié alla rejoindre ma victime que je mis impitoyablement à frire sur le poêle…  L’autre moitié des oignons fut mélangée à la sauce et aux cuisses restantes dans un plat destiné au four.

Le bruit de la friture commença à se faire entendre. Les oignons répandaient leur odeur dans l’air. Je m’interrogeai: c’est quoi, déjà, le critère pour savoir si le poulet est bien cuit? Question de couleur, me semblait-il. Là, il était rouge. Trop cuit, il serait noir, mais il ne fallait pas attendre jusque là. La couleur interne comptait plus que le reste, me souvins-je. Rose, ce n’est pas assez cuit. Blanc, il est temps de faire passer la victime de la poêle à l’assiette avant qu’elle ne vire au noir.

Aussi, tandis que mon coloc rappliquait avec les bières, m’escrimais-je à déchiqueter le pauvre poulet pour en scruter la colorisation interne. L’éclairage était inadéquat et je plissai les yeux dans mon effort et pour percevoir correctement les couleurs, et pour ouvrir les entrailles récalcitrantes de mon sujet d’expérimentations. Alors je me rappelai LE grand critère de cuisson du poulet: bien cuit, il se défait facilement. Décidément, ce n’étais pas encore le cas de celui-ci. Et pourtant, peu de temps plus tard, après avoir été tourné et retourné et trifouillé de tous côtés,  le sujet s’avoua vaincu et prêt à passer à l’assiette.

Je m’attablai avec ma bière, mon poulet malmené, ma sauce collante, mais qui sentait bon et quelques tomates tranchées en guise d’accompagnement, tandis que mes colocs se mettaient d’accord pour regarder « Clue », comédie policière inspirée du classique jeu du même nom. «Tu me donneras des nouvelles de la sauce beurre et cari.» me lança le généreux donateur qui allait chercher le DVD. Je hochait prudemment la tête. La fourchette accomplit le geste fatidique depuis le repas jusqu’à ma bouche… c’était bon!! Je cogitai bien un peu à savoir si j’aurais pu cuire un peu plus ou un peu moins, et en particulier des effets de la cuisson sur la sauce, mais mes papilles furent satisfaites et la bière arrosa une bouche finalement satisfaite.

Je rejoignis les colocs pour regarder le film. Un bon film. Je lève mon chapeau aux scénaristes: faire un film drôle et cohérent avec un jeu de plateau, ce n’est pas facile,et ils ont fait un sacré bon boulot. Tous les éléments du jeu y sont, et tous les stéréotypes des histoires policières également, bien ficelés avec un humour pince-sans-rire où les gags (et les meurtres) se multiplient avec un rythme bien dosé, des meurtres impliquant tous les personnages dans toutes les pièces avec toutes les armes. Le jeu des stéréotypes a dû être un régal pour les acteurs, également. Malgré le débit rapide des dialogues et l’accent britannique des acteurs qui mettaient mon anglais à rude épreuve, je suivais l’intrigue avec délice, jusqu’à la finale qui rendaient bien hommage à ce jeu où tout peut arriver… quand…

quand mon oreille me rappela que quelque chose cuisait dans le four. La question qui me vint immédiatement à l’esprit fut: « bon dieu! il dure combien de temps, ce film? » l’instant d’après, j’éteignais le four, l’ouvrit en anticipant l’apparence du cadavre de mes futurs repas. Le contenu du plat était noir… d’un air funèbre, je le retirai du four… trois poulets à jeter, semblait-il… quand je fus pris d’un doute…

je vérifiai mes soupçons d’un coup de fourchette: le poulet se défaisait de lui-même, la couleur (interne) était celle voulue… je gouttai… il était… délicieux! la cuisson était parfaite… pour le poulet. C’était la sauce qui était toute noire. Pourtant, aucune odeur de brûlé n’empoisonnait l’atmosphère. Après avoir glissé mes poulets miraculeusement sauvés dans le tupperware pour consommation future, je goûtai à la sauce qui collait au plat. Pas de goût de brûlé non plus. C’était même très bon. Au point où je grattai tout ce que je pus pour goûter à cette sauce certes grillée, mais aussi caramélisée avec un bon goût mélangé à l’oignon. Miam!

Tout est bien qui finit bien… enfin presque: ce machin tout collant, c’est pour faire la vaisselle qu’il me causera des cauchemars. Tout a un prix.

Surtout quand on fait la cuisine comme une brute. (ok, ça fait un peu recrutement sous pression mon affaire, mais avouez que le lien est pertinent…).

Brute idiote et ludique

juillet 21, 2008

J’ai l’air trop sérieux et intello, comme ça, mais en réalité, je suis une brute. Osez donc me défier…

Connaissez-vous le « bullshit bingo »?

juillet 4, 2008

Comme dirait l’inspecteur-chef Théberge, le combat contre la bêtise militante est quotidien. Je me fais donc ici le relais de ce jeu (je soupçonne que Dilbert en est l’inventeur, puisque la première fois que j’en ai entendu parler, c’est dans un de ses strips) dont l’objectif est d’embarrasser les orateurs qui se font porte-paroles du vide (mais seuls les audacieux vont jusqu’au bout):

http://olivier.davy.free.fr/misc/bullshit/

Remarquez que sur ces grilles « francophones », quantité de «buzzwords» utilisés sont en anglais. Ça en dit beaucoup sur nos «meetings».