Posts Tagged ‘lien’

L’humaine condition

novembre 17, 2009

J’ai retrouvé un lien récemment, totalement par hasard. Et il se trouve que j’en avais parlé récemment sur la Kaverne. Après Scrat l’écureuil préhistorique de Ice Age et le Coyote de Road Runner, bien que moins connus, les Nestor et Polux (les deux premiers albums sont en ligne) de la bande dessinée sont à placer au panthéon des personnages représentant la condition humaine. Ils se nourrissent exclusivement de yaourt, adorent la saveur à la framboise, mais doivent, ô malheur, prendre du yaourt au pruneau une fois sur deux. Les premières planches ne sont pas terribles, mais elles servent à mettre en place les runnings gags nécessaire à la suite. Amusez-vous bien.

Bien entendu, dans ce panthéon, il faut aussi faire une place à Charlot, cet homme à la recherche du bonheur, même si pour cela il doit… travailler! Il n’a pas pris une ride depuis sa création.

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Du tango et du cirque

août 17, 2009

Soirée agréable au Vieux-Port. Le vendredi soir, en août, la place des vestiges est investis par les danseurs de tango, réunis pour une milonga (c’est le nom donné à un bal de tango). Grâce à un groupe invité, on a droit à du tango joué live, en plein air, avec un température idéal, pas trop fraîche, pas trop humide, pas trop chaude.

Comme mon autobus a voulu que j’arrive une demie-heure d’avance, j’ai profité de ma présence au Vieux-Port pour partir à la recherche de quelques circassiens. Le Vieux-Port propose en effet cet été une promenade des arts du cirque, où se présentent les artistes des Sept doigts de la main et de la Loupiote. Je ne me souvenais pas des sites exacts où les spectacles devaient se produire, mais comme la Loupiote est un bateau, je me suis dit qu’en longeant le quai je devrais finir par l’apercevoir. Puis mon regard a été attiré par deux gars, l’un en équilibre sur les mains de l’autre, du côté du parc. Je presse le pas dans cette direction, mais je me rends vite compte que le contexte est trop informel pour être un numéro. Je rebrousse chemin en cherchant où je pourrais me renseigner, et j’avise à une table un finissant de l’école de cirque, sûrement pas là par hasard. Je pense une seconde aller lui demander où et quand a lieu le prochain numéro. Si je l’avais fait, il m’aurait sûrement répondu « ici, dans 30 secondes ». Dans ledit délais, une jeune fille arrive à la table « ah, t’es là? ça fait une heure que je t’attends là-bas… » à priori, ça ressemble à une querelle de couple, et c’est presque crédible. Sauf que les répliques suivantes et la gestuelle de la demoiselle indiquent clairement que j’assiste au début d’un numéro. Le manège des deux artistes attire les badauds, jusqu’au moment où la jeune fille monte sur la table, puis sur son partenaire. La scène de ménage devient un numéro de main à main, qui sera suivit un peu plus tard par un numéro d’équilibre de la part d’un « serveur ». Je pars à la recherche des autres sites, mais à l’exception de la Loupiote, ils ont tous terminé leurs spectacles pour la journée. Je repasse donc devant le premier site (la Scena), où j’assiste encore à un numéro de jonglerie déguisé en publicité pour des « energie box ». Mais la milonga doit commencer, alors je m’éloigne un peu.

Je ne cesse pas d’être spectateur pour autant: la soirée commence par une démonstration de tango faite par des danseurs chevronnés. La fin du spectacle est le début d’un cours d’initiation au tango auquel je ne prends pas part, malgré le peu d’expérience que j’ai encore de cette danse. Quand j’ai commencé le swing, je faisais toujours ces cours d’initiation au début des soirées. Je ne ressens pas un tel besoin pour le tango. Je profite de l’interlude pour discuter avec des amis qui viennent d’arriver. À 20h30 je m’éclipse un moment pour aller du côté de La Loupiotte. Le numéro auquel j’assiste est tout en poésie, incluant des équilibres sur le bastingage et dans le mat, un peu de main à main et, surtout, du tissu dans le gréement du bateau. Ma curiosité satisfaite, je reviens vers la Place des vestiges, où la danse commence pour de bon.

Il me faut un moment avant de tâter de la piste de danse. Le tango m’incite moins à foncer tête baissée que ne le faisait le swing. Ça ne m’empêchera pas d’inviter quelques inconnues au cours de la soirée, quitte même à donner, du haut de mes quatre grosses semaines d’expérience, un petit cours d’introduction à l’une d’elles (y doute de rien, le gars!). La piste n’est pas de la plus belle qualité: c’est du béton, ça ne glisse pas. Une de mes partenaires m’averti de ne pas abuser des ochos (voir seconde 40), qui, quand ça ne glisse pas, arrachent les semelles. Voilà qui limite considérablement mon répertoire… heureusement que ce n’est pas un interdit total.

Il est agréable de danser en plein air, quoique les expériences sont très diverses. Swing l’été, de midi à 17:00, a une ambiance de gros pique-nique sous le soleil. Cela se déroule aux Serres de Verdun, comme le tango du mercredi soir. Ce site a l’avantage de présenter peut-être la seule piste de danse en plein air sur laquelle les souliers peuvent aisément glisser, une piste qui offre par ailleurs beaucoup d’espace pour évoluer. Il est aussi relativement isolé, ce qui fait que les danseurs se retrouvent entre eux. Sur la place des vestiges, c’est un peu différent. La piste est d’une taille acceptable, mais nettement plus modeste. Et surtout, elle se trouve au milieu du vieux-port, lieu touristique et très passant. Autour de la piste de danse se trouvent autant les amateurs que les curieux. Ça n’est pas désagréable, et ça donne une visibilité certaine à la chose, mais l’ambiance est différente. Avantage de l’événement du vieux-port toutefois, on y danse sur la musique d’un band live, ce qui est toujours apprécié. Et comme c’est proche de tout, il y a un dépanneur pas très loin pour les distraits comme moi qui oublient toujours leur bouteille d’eau.

Au final, entre les mercredis aux Serres de Verdun et cette expérience au Vieux-Port, je commence vraiment à apprécier le tango, sa marche groundée, son énergie tranquille, sa gravité ravigorante… cette nouvelle incursion dans ce monde, bien plus positive que la première, sera sans doute plus qu’une simple incursion.

La ville s’en bal: entre succès et flop

juillet 28, 2009

Jeudi dernier avait lieu l’événement La ville s’en bal, dans le cadre de Juste pour danser, à l’intérieur du volet Arts de la rue du festival Juste Pour Rire (ne demandez pas de précision, je sais que ça fait compliqué, mais je ne peux pas expliquer l’organigramme byzantin du festival). Concept enthousiasmant et ambitieux qui invitait le public à s’approprier la rue pour danser. Le tronçon de Ste-Cath qui y était dévolu comportait six scènes: tango, western, ballroom, traditionnel québécois, danses latines, hip hop.

J’avais un cours de tango ce jour là et il y avait aussi la soirée westy swing du Studio. Je suis donc passé à l’événement deux fois, au tout début, puis vers 10h, pour voir.

Au regard de mes deux passages, le bilan est mitigé, et variable selon les scènes. Les danses en ligne, western et traditionnel québécois, avaient l’avantage de présenter des danseurs pas trop intimidants. Certains avaient même l’air un peu gênés de se trouver sur scène, ce qui aurait été dommage pour un spectacle, mais était de bon ton dès lors qu’il s’agissait d’inviter le quidam a danser. Sauf que ça ne semble pas être allé plus loin: on avait l’impression d’assister à leur trip depuis l’extérieur et de n’être pas invité à nous y joindre. C’est bien beau la danse en ligne, mais c’est inaccessible à qui n’en connaît pas les pas à l’avance. La scène québécoise, du reste, est celle qui semble avoir attiré la plus faible audience, et était pratiquement délaissée à mon deuxième passage.

La scène de tango a attiré un bon nombre de spectateurs. Le terme est choisi à dessein: je n’en ai pas vu un seul danser. Le hip hop, je n’ai pas trop remarqué, mais il semble que ce soit resté à l’état de spectacle également. Un bon point pour la scène de danse latine, quand j’y suis passé, l’animateur prenait le temps d’expliquer ce que les danseurs faisaient au public… mais ce n’est pas encore de la participation. Le meilleure note va à la scène ballroom, où j’ai vu donner un cours de valse. Cela dit, même sur cette scène on voyait surtout des danseurs donner un spectacle.

Côté audience, l’événement est un succès. Côté « réappropriation de la rue », pas trop.

Quel est le problème? Toujours difficile à dire. À la base, les gens ne sont pas portés à danser d’eux-mêmes, ils sont spectateurs dans l’âme. Mais je pense que quelques éléments de l’organisation ont accentué ce côté:

  • Les scènes surélevées. Monsieur/madame tout-le-monde ne veut surtout pas aller danser sur une scène surélevée où tout le public va pouvoir le/la voir. La scène surélevée distribue d’emblée les rôles: il y a un spectacle sur la scène, un public en bas. Il eût été plus judicieux de poser des planchers de danse à même le sol.
  • L’organisation de l’animation. L’organisation était assurée par des danseurs qui voyaient surtout l’événement comme l’occasion de faire un peu de publicité à leur école. C’est de bonne guerre, mais ça donne aussi l’envie de montrer ce dont on est capable. D’où beaucoup de démonstrations et peu de participation. La consigne donnée aux danseurs de ne pas se montrer intimidants pour le public était insuffisante. Les cours étaient une bonne idée, mais idéalement ils auraient dû aller directement inviter les gens à danser. Symptômatique, une phrase de l’animatrice de la scène de tango « Si vous savez danser le tango, on va même vous inviter à venir danser avec nous plus tard.  » Pleine de bonne volonté, la dame, mais la tournure de l’annonce était propre à décourager l’assistance de participer. Il eût fallu dire « On vous invite à venir danser, même si vous ne dansez pas le tango.

Cela dit, malgré le relatif échec de l’objectif participatif, l’événement aura participé à la nouvelle visibilité des danses sociales. Si les écoles de danse engagées y ont trouvé de nouveaux élèves, on retrouvera une partie d’entre eux sur les planchers de danse de Montréal l’année durant, ce dont on ne peut certainement pas se plaindre.

À ce propos, j’aimerais signaler l’excellente initiative de la journaliste Marie-Hélène Papillon de créer une site, VoulezVousDanserAvecMoi qui recense toutes les occasions de danser à Montréal. Sous le pseudonyme de Cendrillon, elle y offre également quelques articles de sa plume sur le thème des danses sociales.

La vie est un cirque

juillet 21, 2009

On va faire vite. Sisi, pour vrai. Ce coup-ci, je me contente de quelques liens concernant l’émission « la vie est un cirque« , diffusée sur TV5. Les gars de Alonzocirk l’ont déjà annoncé. Le premier épisode est déjà passé, mais il en reste quelques-uns, notamment celle du 2 août qui contient deux numéros de swing acrobatique.

C’est tellement vrai…

août 12, 2008

C’est ce qu’on se dit souvent entre deux éclats de rires quand on lit le blog de Boulet. Allez hop, un petit lien.

C’est vrai que c’est souvent plus facile de créer un univers qu’une histoire. À force de réfléchir au problème, je me dis souvent que la meilleur solution est de créer les deux de concert. L’univers au service de l’histoire.