Posts Tagged ‘musique’

Musique de métro

novembre 5, 2010

Aujourd’hui dans le métro de Madrid, faisant le transfert entre la ligne bleue et le ligne bleue (la première, marin – c’est la ligne 10; la seconde, clair – c’est la ligne 1), je suis passé devant deux guitaristes. Rien que de banal. Deux guitaristes avec des guitares électriques et tout le stuff… qui jouaient du metal. C’est moins banal. Du metal à l’ancienne… on n’est pas encore au black metal de métro. Mais j’avoue avoir un instant imaginé les deux énergumènes de Goatfuk jouant dans le métro pour se faire des cennes. Ç’aurait été d’autant plus approprié pour eux que ça se passait dans la station… Tribunal. (Tu nous fait ça, Hérétik?). Ça m’a fait sourire.

Après avoir monté les escaliers, un autre guitariste. Jouant des tounes de Michael Jackson par-dessus des engeristrements. Ça sonnait plutôt mal, mais le gars était dedans, à mort. Au moment où sa toune se termine, il lâche une sorte de « Youhouuu! » avant de mettre le fond musical de Smouth Criminal, le sourire fendu jusqu’au oreilles au moment de se mettre à rajouter ses ting! ting! ting! en pinçant les cordes de sa guitare. Lui aussi m’a fait sourire.

Je prends un autre escalier… les deux lignes sont séparées par une longue distance de couloirs et d’escaliers. Au bas, cette fois, c’est un musicien africain en costume traditionnel. Il joue de la clarinette. À ses pieds, une sorte de xylophone géant, dont il ne s’est pas servit tant que j’étais là. Lui m’a fait hausser un sourcil perplexe. Vraiment bizarre comme mélange.

Je monte dans le métro. Pas de places assises. Un peu après moi, monte un gars, qui traîne un haut-parleur et un micro. Encore de la musique. Il faut savoir qu’à Madrid, les musiciens ne se contentent pas de rester dans les couloirs: certains montent dans les rames de métro, jouent le temps de deux ou trois stations, et puis passent le chapeau. Celui-là, c’est un chanteur. Quand il met sa musique, j’identifie tout de suite une bachata. Il commence à chanter. Il chante juste, avec une voix toutefois ordinaire. Les paroles sont une chanson d’amour super stéréotypée. On est dans le genre crooner, version latino. C’est kitsch à mort. Celui-là m’a presque fait mourir de rire, mais je me suis retenu.

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Ils sont revenus!

octobre 22, 2010

J’avais annoncé leur mort et les avait retiré de ma blogoliste. Mais ils viennent de sortir de leur tombe.

Zvok is not Dead!

Yeah!

Je vais quand même attendre de voir si ça tient avant de mettre ma blogoliste à jour.

Quelques tounes

juillet 29, 2010

À mon anniversaire il y a quelques mois, j’avais reçu entre autres une carte itunes pour 25 tounes. Je regardais mes listes récemment, et notamment celle des achats que j’ai fait avec cette carte. Assez indicatif de mes orientations et influences de la dernière année, non seulement dans les choix, mais aussi dans l’ordre dans lequel je les ai faits. Petit récapitulatif pour le fun.

1. Libertango, de Astor Piazzolla. Je trouvais que je manquais de tangos dans mon répertoire, enfin, surtout de classiques du genre. J’ai donc opté pour celui qui est pour moi le plus beau d’entre tous (également lié à une scène d’anthologie), bien qu’il soit sous bien des aspects atypique: nerveux et rythmé, très rapide, il s’avère complexe à danser. Mais c’est quand même le plus beau.

2. Sing Sing Sing, de Benny Goodman. Version remasterisé de 1987, celle qui fait 8:40. LA toune swing archétypique. Les jams du Petit Medley se font pratiquement toujours sur cette toune-là, endiablée et longue. Je ne pouvais pas ne pas l’avoir.

3. Zoot Suit Riot, des Cherry Poppin’ Daddies. Après les must que sont mes deux premiers choix, j’ai mis plus longtemps à me décider pour le troisième. Je voulais un swing endiablé, que je puisse danser intégralement sans mourir ensuite, comme c’est le cas pour Sing Sing Sing.

4. Don’t worry, be happy, de Bobby McFerrin. Le premier choix pas entièrement dicté par la danse. J’ai bien pensé au west coast swing en l’achetant, mais ce n’est pas un grand classique des soirées westies. Elle a quand même l’avantage d’avoir cette petite tournure comique qui inspire de faire des niaiseries en dansant, chose que j’affectionne beaucoup. Mais c’est surtout la feel good tune par excellence, la petite musique simple qui donne envie de sourire.

5. I’m Outta Love, d’Anastacia. Là, par contre, c’est totalement un choix inspiré par le WCS. Avant de danser, je ne l’aurais probablement pas aimé. Là, j’aime bien. Ça se danse très bien. Et comme plusieurs autres tounes de musique pop, elle me renvoie à certaines images, notamment celles de vidéos de danse marquants pour une raison ou une autre. Après un choix tango, deux choix swing et un choix moyennement WCS, en voici un typique du WCS. Avec ces trois danses, j’avais plus ou moins fait le tour de ce que je pratique. Pas une raison pour s’arrêter, cela dit.

6. Three Bones Shuffle, de la Locomotora Negra. Pas trouvé de vidéos pour vous la faire connaître. Retour au swing, un swing très fluide avec de beaux sons de cuivre, et pas de paroles. Elle passe tous les mardis au Petit Medley, et quand j’y étais, je faisais en sorte de toujours être sur le plancher de danse à ce moment-là. Mais c’est aussi un moment où on se pile sur les pieds, car je ne suis pas le seul à l’aimer.

7. Cause I love you, de Mike Morgan and the Crawls. Retour au WCS. Mais cette fois, la filière blues. Les danseurs de west coast, en effet, séparent la musique en deux catégorie: blues et contemporain. Le blues, c’est du blues, et le contemporain, c’est tout le reste. Si mes précédents choix west coast s’inscrivaient dans cette dernière filière, Cause I love you est on ne peut plus blues, genre musical que j’ai toujours affectionné, bien avant de savoir danser. Et puis, cette carte itune était un cadeau d’anniversaire, et cette toune fittait avec le concept. Pour moi en tout cas.

8. I’ve Got to Be a Rug Cutter, du Boilermaker Jazz Band. Plusieurs versions sur YouTube, mais pas celle que j’ai acheté. Retour au swing, aussi bien pour danser le lindy que pour le balboa. Cette fois, c’est Teedee Hop qui m’a mis sur la piste, en mettant I Would Do Anything for You, du même groupe, dans ses Selec’Son. Séduit, j’ai d’abord envisagé acheté celle proposée par le blogueur, mais au passage, j’ai écouté des extraits d’autres tounes… et finalement craqué pour le Rug Cutter, son piano, et son « swing-out… in the groove! »

9. ‘Taint What You Do, de Jimmy Lunceford. Ce n’est pas tant que je manquais de tounes swing, mais celle-là est spéciale. C’est l’une des deux tounes sur lesquelles ont danse tout le temps le fameux Shim Sham (voir le précédent billet). À chaque groupe sa préférence. À Valence, on préfère Tuxedo Junction; au Petit Medley à Montréal, c’est ‘Taint What You Do. Un must pour tout mordu du swing.

10. Hey Pachuco, du Royal Crown Revue. Il semble que j’étais à fond dans la filière swing. Celle-là, c’est celle qu’on entends dans The Mask. De toute évidence, je ne choisis pas les plus reposantes.

11. Posin’, de Jimmy Lunceford. Pour la première fois de cette liste, je retournais vers un artiste dont je m’étais déjà procuré un morceau. Rien de très planifié là-dedans. Le fait est que j’aime bien Posin’, avec son rythme sautillant et punchs. Et puis, il y a ça.

12. El Amanecer, d’Alfredo de Angelis. Retour au tango. Je réalisais à ce moment que je ne connaissais aucun grand maître du genre en dehors d’Astor Piazzolla. J’ai commencé à exploquer, pour corriger tranquillement cette lacune. Ça a débouché sur ce choix.

13. Love me or Leave me, version de Nina Simone. Un grand classique des pistes de danse de swing. Pourtant pas la plus facile à danser pour les débutants. Je me souviens qu’elle me laissait perplexe au début, avec ses longues envolées de piano. Cette période m’a passé, et depuis j’adore.

14. Just a Gigolo, de Louis Prima. La génération de mes parents connait mieux une version rock de cette chanson, mais celle qui s’est logée dans mes oreilles, c’est la version swing de Prima, qui donne me toujours l’impression de flotter sur les notes.

15. Love me or Leave me, version de Sammy Davis Jr. C’est la même chanson, mais la version est radicalement différente de celle de Nina Simone. Là où cette dernière est fluide et coulante, celle du danseur de claquettes du Rat Pack est plutôt cocasse et pleine de punchs. Parfaite donc pour ces classiques.

16. Seguime, si podés, d’Osvaldo Pugliese. Un titre bien argentin (référence à la grammaire, les hispanophones comprendront). J’ai pris le temps de la réflexion après El Amanecer, et finalement opté pour ce artiste, que je ne connaissais pas avant, connu comme un maître du tango de l’époque précédant Astor Piazzolla.

17. How Can a Fool Go Wrong, de Muddy Waters, Johnny Winter et James Cotton. Ça s’est du bon blues! Particularité: dansable aussi bien en lindy qu’en WCS. Bien que ce soit surtout à cette dernière danse que je l’associe, le rythme est assez dynamique pour bouncer dessus, comme nécessaire pour danser le lindy.Très longue, toutefois, près de 6 minutes. Je vous en présenterai un vidéo prochainement.

18. Secret, de Maroon 5. C’est du blues ou du « contemporain »? En tout cas c’est du WCS. Maroon 5 a pondu plusieurs succès appréciés par les westies, qui affectionnent particulièrement ses rythmes lents (c’est connu, dans le milieu: un danseur de west coast, ça danse slow).

19. Back to the Middle, de Indie.Arie. Encore du WCS. Je ne sais plus trop où j’ai dégotté celle-là. Je pense que c’est en parcourant une sélection west coast référée par un de mes contacts facebook.

20. Cocaine, de Robin Thicke. Tiens, un très grand succès du west coast. Je ne compte plus les fois où j’ai dansé sur celle-là. Pour les performances, je vous en plogue une en fin de billet, un jack & jill mettant en scène Tatiana Mollman et Arjay Centeno.

21. Like a Slave, de Kalmah. Ah, tiens, celle-là tranche avec ce qui précède. L’échéance de mon départ pour l’Espagne se rapprochait, et il fallait que je fasse mes derniers choix rapidement. Après 20 choix à 98% guidés par mes habitudes de danseur, voici venir du MeloDeath Metal! De fait, je voulais faire différent. Et comme l’ami Darwin mets régulièrement des clips de Kalmah dans les commentaires de la Kaverne, que j’aimais bien, je suis allé examiner quelques-uns sur YouTube et j’ai fixé mon choix sur celle-là.

22. Rock Around the Clock, de Billy Halley & His Comets. Après la coupure radicale représentée par Kalmah, il semble que je sois un peu revenu vers du plus dansable. C’est pas du swing, mais ce genre de vieux rock & roll en est un proche parent, si bien qu’on retrouve assez souvent les compères Elvis, Billy Halley et Chuck Berry sur les pistes de danse peuplées swingers.

23. Highway to Hell, de AC/DC. Faut croire que mon cheminement musical avait pris la route du rock.  Un choix qui a presque été guidé par la même logique que Like a Slave: sortir des tounes de danse. Mais là, je cherchais surtout des grands classiques du rock, des trucs qui sont reconnaissables par n’importe qui dès les premières notes, et qui donne envie de crier les paroles en meute.

24. You Shook Me All Night Long, de AC/DC. Si j’avais eu plus de temps, j’aurais peut-être médité davantage le choix rock suivant, et cherché un groupe différent, histoire de diversifier, mais il fallait vraiment en finir au plus vite (les cartes achetées en Amérique du Nord sont inutilisables en zone européenne). Sinon, je n’ai pas davantage de commentaires à faire que pour Highway to Hell, sinon qu’avec le recul,  celle-ci est encore meilleure que la précédente.

25. Por Una Cabeza, de The Tango Project. Retour à la danse. À la danse pour laquelle j’ai le répertoire le plus maigre, en fait. Ce tango est à l’origine une création d’Astor Piazzolla, mais la version la plus connue est celle-ci, en raison d’une scène cinématographique on ne peut plus connue.

Bilan? 4 tangos, 10 swings (+ un vieux rock très swingable), 6 west coast (+ Bobby McFerrin), 2 gros rocks et un metal. Je pense que la danse influe un peu sur mes choix musicaux. Non, en fait c’est carrément une conquête. Mais il y a un petit village qui résiste.

Bon, quand même, retour à la danse avec le vidéo promis plus haut:

Le truc cool de la soirée

septembre 8, 2008

Ça se passe au Jupiter Room, bar relativement peu fréquenté qui accueille les soirées Swing&Groove. L’heure de la plus grande affluence était passée depuis un moment et avec mes amis on parlait de partir bientôt. Et puis le DG s’est approché de la table la plus proche de l’entrée en lançant:«J’ai des albums à donner.» Et de déposer une pile de CDs sur la table. L’instant d’après, tout ce qui restait de danseurs était autour de la table à se partager la musique tombée du ciel. Je suis reparti avec un truc qui s’intitule « Jazbeat ». Des artistes aux noms italiens dont je n’ai jamais entendu parler. Je l’écoute en ce moment. Plusieurs grands succès du jazz remixés à la mode du jour. Il va sans dire que les originaux sont meilleurs, mais à cheval donné, on ne regarde pas les dents. Et puis il y a quand même une ou deux tounes qui en valent la peine, notamment celle qui joue au moment où j’écris cette phrase, un joli blues qui, exception à la règle, n’a pas subi les affres du remixage.

Partie pour l’été

juin 19, 2008

Tite-Soeur est partie pour l’été à Rochester.

C’est pas pour faire tourner un ballon sur son nez et ça vaut la peine. Mais on va s’ennuyer quand même. À plus, Tite-Soeur.