Posts Tagged ‘Paris’

Le métro de Valencia

mars 2, 2010

Les métros, bien sûr, ne sont pas des attractions touristiques. Néanmoins, j’ai toujours comparé avec curiosité les métros (et tramways) des villes que je visite. Curieusement, peut-être, il me semble qu’ils en disent long sur la qualité de vie dans une ville. C’est que le métro est encore le moyen de transport en commun le plus efficace et le plus rapide, celui qui réduit les distances dans une ville, permet d’accéder rapidement au point A ou au point B. Bien sûr, ce n’est pas un facteur déterminant. Mais c’en est un. Et puis, c’est fascinant de voir comment un moyen de transport, a priori si standardisé, peut revêtir des aspects différents ici ou là.

Le métro de Montréal se situe dans la moyenne, peut-être un peu vers le bas. Le réseau manque de densité par rapport à la taille de la ville (sans parler de l’agglomération!), la propreté laisse à désirer, le prix augmente constamment sans que l’offre de service ne suive. Mais il est rapide, raisonnablement silencieux et il est facile de s’y orienter.

Les métros de Paris et de New York sont pires. Ils sont affreusement vieux et bruyants. Celui de New York est carrément atroce (mon expérience remonte à 2000, il n’est pas exclu qu’il se soit amélioré). De plus, ce sont des dédales où il est difficile de s’orienter, beaucoup plus qu’ailleurs. Les stations de métro de New York sont particulièrement  mal foutus et obligent l’usager à milles détours pour parvenir à destination. De plus, le New Yorkais doit prêter attention pour distinguer les express des métros normaux, les premiers ne s’arrêtant pas à toutes les stations. Ça peut sembler une bonne idée, mais c’est pas mal de trouble pour un faible avantage, puisqu’un métro, c’est déjà rapide. Si ma mémoire est bonne, la densité du réseau est très respectable. Je ne me souviens pas du prix qu’ils chargent.

Les métros de Barcelona et Madrid sont propres, rapides, pas cher (même en comptant le taux de change, un passage est bien moins cher qu’à Montréal), ils ont des réseaux denses. Et à Madrid, il est assez facile de s’orienter, si ma mémoire est bonne (on s’en reparlera dans quelques mois). À Barcelone, c’est un peu plus compliqué.

À Toulouse, j’ai trouvé le métro le plus propre et le plus silencieux dont j’ai le souvenir. Un vrai charme. Aucun souvenir du prix. Seul défaut: la densité du réseau. Mais il est en développement: une deuxième ligne s’est ajoutée depuis mon passage là-bas.

À Valencia, finalement. Les prix sont très raisonnables. Le métro est très propre et silencieux. Le réseau dessert très bien la ville. On regrette qu’il contourne le centre, mais la construction dans le centre historique d’une ville européenne est quelque chose de compliqué, et puis ça ne fait pas tant que ça à marcher. Principal défaut, donc: l’orientation. Pour le coup, il est assez singulier, celui-là. S’orienter dans les stations, ça va. C’est prendre le train qui demande de l’attention. Premier piège: les lignes se divisent en deux ou trois, parfois (il y a ça aussi à Paris et Barcelone, mais moins systématique). Il faut donc faire attention au terminus du train qui passe. Il faut faire d’autant plus attention que souvent, les trains de lignes différentes se partagent le même quai: ça, c’est le piège à distrait dans lequel je tombe souvent!

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L’art de ne pas voir Paris

janvier 29, 2010

Prendre l’avion à 20:00 à Montréal pour Paris.

Arriver à 8:30, heure locale, à Charles-de-Gaulle.

Passer les douanes (me semblait que c’était plus long???)

Demander le chemin de la gare de Lyon. Se faire répondre de prendre le métro.

Se diriger vers le métro.

Attendre, parce que l’entrée du métro est bloquée en raison d’une alerte à la bombe (option: ne pas remarquer que le policier et les deux soldats à l’entrée sont là pour vous empêcher de passer, et se faire apostropher en passant entre eux).

Pour passer le temps, se demander lequel des trois (le policier et les deux soldats) inspire le plus confiance (ou pas). Attention: exercice difficile.

Une fois entré dans le métro, se contorsionner et faire des prouesses techniques pour faire passer ses énormes bagages dans une entrée aussi exiguë.

Demander son chemin.

Constater que le métro de Paris est un dédale. Se demander où se trouve le Minotaure.

Trouver la gare de Lyon.

Se perdre dans la gare de Lyon (mais pas trop).

Acheter un billet de TGV pour Montpellier, de préférence le plus vite possible et le moins cher possible. (Option: se faire mal comprendre du gars au guichet, qui vous fait obligeamment économiser 10 euros, mais pour attendre deux heures de plus).

Chercher une place assise pour pouvoir poser ses bagages et souffler une seconde.

Constater qu’à la gare de Lyon, les places assises sont toutes exposées aux courants d’air. (Option: avoir fait le voyage un jour où il fait plus froid à Paris qu’à Montréal).

Cogner des clous sur place. Tenter de ne pas s’endormir pour pouvoir 1) ne pas passer tout droit 2) surveiller les voleurs qui, à en croire les messages diffusés sur place, sont monnaie courante à la gare de Lyon

Se lever à l’occasion pour faire des promenades pour se garder en éveil (bien sûr avec tous ses bagages).

Trouver une machine à café et commander un cappuccino (note: le nom est usurpé et le café est dégueux). Le boire à la recherche des effets de la caféine (durée: 15 minutes à tout casser).

Retourner à sa place assise et recommencer plusieurs fois le cycle, selon les besoins. (Option à insérer une fois dans le cycle: appeler une amie à Montpellier sous prétexte de prévenir de l’heure de son arrivée, mais en réalité parce que la conversation garde éveillé).

Embarquer finalement dans le train vers Montpellier et Perpignan. (Option durant le voyage: discuter avec le petit vieux comique qui s’en va à Nîmes).

Cogner des clous dans le train (mais là, on peut se laisser aller – option: le faire en s’appuyant sur la tablette devant soi et avoir une marque rouge sur le front au réveil – avertissement: le sommeil n’est jamais long dans un train, 2e classe).

Débarquer du train à Montpellier avec 20 minutes de retard.

Se rendre chez son amie pour poser ses bagages (option déraisonnable mais agréable: discuter longuement).

Aller prendre le tram pour l’auberge de jeunesse (avant minuit, parce que l’accueil ferme après cette heure).

– Alors, Paris? C’est beau?

– Bof. L’aéroport, c’est un aéroport. Le métro, c’est laid. Dans la gare, on peut voir des combats de pigeons barbares, des touristes, des clodos et des employés de la SNCF.

– Et la culture?

– Ah, oui, grande ville culturelle: il y a au moins deux librairies de gare EN PLUS de la librairie Relay.