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Devinette: c’est où?

mai 24, 2011

J’allais demander aussi « c’est quoi? », mais déjà que la question en titre est facile…

et puis, ça m’aurait fait hésiter à mettre une légende aux photos.

première approche

Place Tahrir?

Dons

Subcommission de l'immigration

Commission de la propreté

Subcommission de l'éducation

Rendez-vous

Des livres pour tout le monde: un esprit sain...

... dans un corps sain

Quelques slogans

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Quelques photos de Lisbonne

février 22, 2011

Mon voyage à Lisbonne commence à dater, mais je n’avais pas encore montré ici de photos. Comme je suis en ce moment dans un gros down de productivité bloguesque, et que des photos, ça ne demande pas des masses d’inspiration, autant donc combler le vide.

Commençons par une vue typiquement lisboète. C’est une des grandes places de la basse-ville (mais j’ai oublié tous les noms depuis mon voyage, donc les précisions ne seront pas pour cette fois-ci.C’est aussi la première photo que j’ai prise en arrivant dans la capitale portugaise.

Sur cette photo, vous pouvez voir vers la gauche une colonne surplombée par une statue, et sur la droite un grand bâtiment blanc, qui se situe dans la haute-ville. Lisbonne étant coincée entre l’océan et la montagne, il y a de fortes dénivellations entre haute et basse ville. La communication est assurée entre les deux par les escaliers, quelques routes, et surtout des moyens de transport spécialisés, pour la plupart des tramways donc la fonction est uniquement de passer de l’une à l’autre. Mais il y a aussi une tour à ascenseur, liée à la haute ville par une passerelle. Cette passerelle, vous pouvez la voir sur la photo ci-haut entre la colonne et le bâtiment blanc.

Quant à la tour elle-même, la voici:

Élévateur.

Elle a été bâti par un élève de monsieur Eiffel. Sa fonction première était d’assurer, comme dit plus haut, le passage entre la basse-ville et la haute-ville, mais aujourd’hui, il ne faut vraiment pas être pressé. Le passage coûte 1 euro, et la file de touriste est très longue. Je ne l’ai pas pris.

Magasin de souliers

Vous avez bien lu la légende de la précédente photo. Il s’agit en effet d’un magasin de souliers. Pas un attrait touristique, mais j’ai trouvé que la décoration pour le moins singulière de l’endroit méritait une photo. Pour ceux qui se posent la question, non, je n’ai pas acheté de souliers. La paire la moins chère y était à 80 euros.

J’aime insérer dans mes photos quelques vues ordinaires. C’est bien joli les attractions touristiques, mais une ville ne se réduit pas à ça. Ci-haut, des graffitis. En bas, un joli coin de rue.

Lisbonne, c’est bien sûr la mer.

Le bord de mer, on y accède par une place, qui s’ouvre par cette arche:

Voici la place en question, dos à la mer. On y voit un tramway, typique du paysage lisboète.

La mer, je vais plutôt vous la montrer depuis une terrasse de la haute-ville (et puis, bon, ça permet de voir un peu la ville. La mer c’est bien joli, mais c’est toujours la même chose):

Et pour finir, un joli château que je n’ai pas eu le temps de visiter, trop occupé que j’étais à expérimenter la gastronomie, à mélanger les alcools et à faire la fête avec les swingers de Lisbonne (fort peu nombreux, mais fort festifs).

Rome la nuit

décembre 21, 2010

Mon séjour romain fut surtout occupé d’archives. Quelques promenades autour de Saint-Pierre ont occupé mes pauses midi – d’ailleurs souvent à la recherche de restaurants pas trop cher. Il est particulier, d’ailleurs, de savoir qu’on peut faire le tour d’un pays – le Vatican – le temps d’une pause midi, sans trop se presser.

La muraille du Vatican

Le Tage, gonflé par la pluie

Les soirées pluvieuses se prêtaient mal à la visite. Ma première soirée à Rome n’était de toute façon pas réservée à la visite. D’une de mes contacts facebook, romaine (ajoutée récemment sur recommandation d’une amie, elle aussi romaine mais vivant en Espagne), m’avait en effet envoyé une invitation à un événement swing. L’occasion de voir, avant le festival, le « swing ordinaire » de Rome. Il ne faut pas s’attendre à une grosse communauté. Le grand pôle swing italien se trouve à Como, à environ une heure de Milan. Nous avons affaire à une toute petite communauté, peut-être encore plus petite que celle de Madrid. D’après les informations glanées, la deuxième école vient tout juste d’ouvrir, ce qui laisse espérer une croissance rapide. Quant à la soirée où je suis allé – où mes deux contacts romains n’ont pas pu aller, donc je n’y connaissais personne – elle m’a fait prendre conscience que 00’on appelle le « temps méditerranéen » – jolie manière de désigner les retards systématiques – est variable selon le pays. On m’avait signalé le début de la soirée à 19h00… eh bien, personne, en dehors de moi et la DJ, n’est arrivé avant 22h30. Cela étant, après 23h00, quelques bons danseurs étaient arrivés, assez pour animer la place.

Quelques soirées moins pluvieuses que les autres m’ont permis de faire un peu de tourisme nocturne (les photos ne sont pas terribles, on n’y voit pas grand-chose), guidé notamment par ma nouvelle contact facebook, rencontrée pour la première fois pour déguster une pizza. Le Panthéon est plus petit que ce que j’imaginais. Le palais des Farnèses laisse deviner quelques trésors par ses fenêtres, mais n’est évidemment pas ouvert à la visite la nuit.

L’un des éléments qui m’a le plus impressionné n’est toutefois pas un monument. Il se trouve qu’on était en période de migration de je-ne-sais-quel oiseau. Ces oiseaux, de passage dans la Ville Éternelle, nichent dans de grands arbres. Mais vraiment, de GRANDS arbres. Et ils y nichent en nombre tellement gigantesque qu’ils font un tintamarre incroyable. Un son continue, difficile à identifier au début… d’autant plus difficile à identifier en fait, que les oiseaux en question sont impossibles à voir, nichés dans leurs arbres, dissimulés par l’obscurité. Je n’aurais jamais su que ce son était produit par des oiseaux si on ne me l’avait pas dit.

Sur une note plus terre-à-terre, il est déconseillé de garer sa voiture sous l’un de ces arbres. Une heure plus tard, il faudra la laver d’urgence…

Tutte le strade portano a Roma!

décembre 19, 2010

Je savais que je finirais par aller à Rome pour les études, mais je ne pensais pas y aller si tôt. Même lorsque j’ai reçu une invitation d’un ami romain, connu à Valencia, pour la première édition du Shout Sister Shout au début de décembre, j’ai décliné. Forte dépense, trop tôt par rapport à mes recherches. Sauf qu’au fil des semaines, des amis de Madrid, Valencia et Lisbonne annonçaient leur présence, alors j’ai commencé à y penser plus sérieusement.

L’idée était d’y aller une semaine à l’avance pour visiter Rome, profiter des archives jésuites et, finalement, arriver au festival et me changer les idées. J’ai bien pensé faire les choses dans l’ordre inverse (festival, puis rester pour travailler), mais je me suis dis qu’après le festival, je ne serait plus assez en ordre pour travailler. Bien m’en a pris, car de surcroît Tite-Soeur allait à Barcelone dans les trois jours suivant le SSS. J’aurai juste le temps d’aller la rejoindre. Par ailleurs, coup de chance pour moi, partir une semaine à l’avance m’aura évité les affres de la grève dans les aéroports. J’ai quelques amis ici à Madrid qui ont raté le SSS à cause de ça. J’espère qu’ils vont pouvoir être remboursés, les pauvres.

Parlant d’avion, c’était la première fois que je voyageais avec RyanAir, et leur mauvaise réputation est méritée. Bas prix? oui, mais ils font tout pour charger un supplément. Les plus pointilleux que je connaisse pour la taille du bagage à main. L’avion est surchargé, à tel point que tous les bagages à main n’entrent pas dans les habitacles et qu’il faut les glisser sous ses pieds. Quand en plus c’est la compagnie où on a le moins d’espace sur son siège, si en plus le bagage prend la place que devraient occuper vos pieds, les deux heures de voyage Madrid-Rome, elles sont longues. Comme si ce n’était pas assez, on se sert du micro à toutes les vingts minutes pour vous annoncer qu’on veut vous vendre quelques chose. Pas une belle expérience de voyage.

Pour la semaine avant le SSS, je logeais à l’auberge de jeunesse. La moins cher dans laquelle j’ai logé à ce jour. Et la seule à offrir un repas les soirs de semaine, les « pasta party » du soir. Pâtes gratuites à 19h. Le plat n’est pas bien grand, mais s’accompagne d’un pain (et si on est assez rapide, on peut se resservir) et c’est gratuit.

En dehors de ça, ma première impression de Rome fut biblique: le déluge. Il pleuvait dimanche soir quand je suis arrivé. Il pleuvait lundi. Il pleuvait mardi. Il pleuvait la moitié de mercredi… autant dire que si je n’étais venu que pour le tourisme, j’aurais trouvé le temps long.

En lieu de quoi, j’ai passé mon temps dans les archives jésuites, zone extraterritoriale, tout près de Saint-Pierre de Rome.

Saint-Pierre, première vue, entre deux averses

Les archives jésuites, on y accède après avoir sonné à deux portes, franchi deux portes supplémentaires (dont une assez lourde), grimpé quatre ou cinq escaliers différents et laissé au passage son manteau, sac et autres choses indésirables dans un casier disposé sur le chemin. Au bout du chemin, il y a une vieille dame pour contrôler votre droit d’accès aux archives, accordé si vous avez une preuve que vous faites des recherches, normalement une lettre de recommandation. Il faut par ailleurs signer un papier où on promet d’envoyer une copie de notre travail, une fois achevé, aux archives jésuites. Bon moyen d’avoir une bibliothèque complète sur ce qui se publie sur eux.

De tous les ordres religieux nés au sein de l’Église catholique, les jésuites ont les plus belles archives. Dès les premières décades, une correspondance abondante naît, principalement dirigée vers Rome, et donne non seulement des indications sur l’état des activités jésuites, mais aussi sur ce qu’ils peuvent observer de leur environnement. C’est passionnant à parcourir. (par ailleurs, pour les intéressés, les jésuites sont très actifs -ou du moins le furent- dans la publication des documents. La série Monumenta Histórica Societatis Iesu comprends 127 volumes, presque tous disponiblent en pdf sur internet. Mais il y manque quand même de très nombreux documents. Les historiens des jésuites disent qu’ils n’en ont jamais fini avec leurs archives. Je les crois sans difficulté.

Pour ma part, cette semaine aux archives a surtout été l’occasion de m’y initier. J’avais dans mon ordinateur, comme guide, l’article très complet d’un éminent historien jésuite qui justement travaillait là cette semaine. L’archiviste, fort sympathique, m’a arrangé un rendez-vous avec lui (comme rien n’est parfait, c’est tombé sur le matin où j’avais prévu visiter le musée du Vatican. Pauvre de moi, il va falloir que je retourne éventuellement à Rome pour voir ça. C’est dur, la vie). J’ai donc eu les archives sous la main, ainsi que quelques personnes ressources très utile. À ce sujet, j’ai également croisé là-bas une historienne espagnole dont j’ai justement l’un des livres dans ma bibliothèque (maintenant j’en ai deux, elle m’a donné l’exemplaire d’un livre de vulgarisation qu’elle a écrit sur le protestantisme. Sympa comme tout. Et en plus, c’est un petit livre qui pèse presque rien dans les bagages). On a partagé un parapluie (vue ce qu’il tombait ce soir-là, ça a peut-être sauvé mon ordi…) et quelques bières. Ces rencontres d’intellectuels sont fort plaisantes, donnant lieu à des conversations qui sont non seulement intéressantes, mais nous réapprennent qu’on est pas les seuls à s’intéresser à notre sujet d’étude: une chose éminemment rare et précieuse.

à suivre…

Tolède

octobre 30, 2010

J’ai pris le temps il y a peu de mettre mes photos de voyage sur des sites-hôtes, d’où je peux vous les montrer. Aujourd’hui, quelques photos de Tolède.

Je suis allé à Tolède à l’occasion d’une activité que je ne fais presque jamais: danser. Je crois que cette sortie dans cette ancienne capitale espagnole était déjà planifiée par les Madrilènes quand je suis arrivé ici. Dans la géographie espagnole du swing, il y a en effet Barcelone, qui domine de loin, avec un des événements les plus courus d’Europe (Barswingona) et une communauté de très haut niveau et assez ancienne; il y a Valence, où existent deux groupes, mais l’un d’entre eux en particulier s’est distingué par son dynamisme depuis deux ans, si bien que malgré un nombre relativement restreint de danseurs (les profs peinent à répondre à la demande), ils ont atteint un bon niveau et il y a Madrid, où la danse vivotait depuis longtemps, mais sans que la communauté ne s’organise, jusqu’à plus ou moins l’année dernière où le nombre de danseurs a atteint la masse critique permettant de faire des danses régulières qui rend la communauté vivante, désormais prête à une expansion rapide. Et il y a aussi Vitoria, au pays basque, où paraît-il existe un petit groupe. Et Tolède, où une danseuse italienne s’est installée, organisant des activités  pour faire la promotion du swing.

Cette fin de semaine-là, on devait danser vendredi et samedi soir, dans des salles réservées à l’avance; et samedi et dimanche dans la journée, sur les places et dans les rues de la ville. Et c’est plus ou moins ce qu’on a fait.

Le programme nous laissait tout le loisir de visiter le centre, de goûter aux spécialités locales (du point de vue gastronomique, Tolède n’est pas Madrid) et de prendre des photos.

Porte

Je ne me souviens plus du nom de cette porte. Je sais que juste à côté (mais vraiment à côté), il y a la porte Alfonso VI. C’est celle par laquelle je suis entré, parce que ma pension y était. Mais c’est pas celle-là. Celle-là est plus impressionnante.

Comme vous pouvez le constater, Tolède, et surtout son centre, a un cachet résolument médiéval. Ce n’est pas Carcassonne, bien sûr. C’est plus vivant (mais ce n’est pas une grande ville cosmopolite non plus).

Vue générale

Comme dans la plupart de centre-villes européens, les rues sont étroites et c’est un dédale pas possible. Peut-être encore plus que dans la plupart des centre-villes européens.

Rue étroite

La cathédrale est, bien sûr, très imposante, Tolède ayant été en son temps une ville d’importance majeure.

Cathédrale, vue de la plaza del ayuntamiento

On trouve aussi beaucoup de ce type d’architecture à Tolède:

Je crois qu’il s’agit d’architecture mudéjar, mais je n’en suis pas sûr.

Les deux précédentes photos ont été prises à la Plaza del Ayuntamiento. On y a dansé samedi en après-midi. Si vous regardez sur la gauche de la photo, vos pouvez voir une scène. Personne ne savait pour quel occasion elle était là, mais on s’y est installé.

Nos musiciens s'installent

Le lendemain, on y a redansé, mais pas sur la scène, cette fois. On a été plus timides, je ne sais pourquoi (peut-être parce qu’on n’avait plus d’orchestre?), et on a dansé dans un coin de la place.

Après ça, on s’est dirigé vers le Tage.

Vue un peu au-dessus du pont

Le but était d’aller danser sur le pont.

Pont

Tage

Pont et Tage

Danse sur le pont au-dessus du Tage

Tolède n’est qu’à une demi-heure d’autobus de Madrid. De plus, on y trouve toute une section de l’Archivo Histórico Nacional, qui inclut toutes les archives nobiliaires. J’y retournerai.

Carcassonne

mai 30, 2010

La première vue, le soir depuis le Pont-Neuf

Quelques photos que j’ai ramenées de Carcassonne. La cité médiévale est à un peu plus d’une demie-heure de marche de la gare. La photo ci-haut est la première vue qu’on en a, elle a été prise vers 21:30, si ma mémoire est bonne. Le coucher du soleil y éclaire la cité, mais pas le Vieux Pont, qu’on voit à l’avant-plan, avec ses pierres grises.

La photo ci-dessous a été prise un peu plus tard, depuis les hauteurs. La cité médiévale se trouve derrière moi, et le clocher nimbé par la lumière du soleil (la photo est belle, mais elle ne rend pas l’intensité du rouge qu’on pouvait voir) se trouve au centre de ce qui fut, à la fin du Moyen Âge, la ville basse de Carcassonne. En effet, en 1240, le roi de France a chassé les habitants de la cité, après que le vicomte de Trencavel, héritier de la dynastie qui avait possédé Carcassonne avant la croisade albigeoise, eut tenté de reprendre la cité avec l’appui d’une partie de la population. Les habitants chassés ont fondé la basse ville sur la rive droite de l’Aude.

Coucher de soleil

La photo suivante est la porte Narbonnaise, la plus importante des quatre portes de la Cité.

Porte narbonnaise

La photo suivante  a été prise du haut des remparts, pendant la visite guidée. C’est la vue depuis les remparts. Comme la cité est surélevée, ça porte loin. On a donc la ville de Carcassonne en bas, et, à quelque part sur la ligne d’horizon, il y a Montréal. Le guide s’est empressé de faire le joke, sachant qu’il y avait des Québécois dans le groupe. Remarquez, il la fait peut-être aussi quand il n’y en a pas.

Vue depuis les remparts

Voici une tour gallo-romaine (enfin, celle-ci est une reconstitution). On la reconnait principalement à sa forme en fer à cheval. Et à l’utilisation de briques rouges.

Tour gallo-romain

Les additions en bois sur la photo suivante sont des hourds, utilisés surtout aux XIIe et XIIIe siècles (donc avant la construction de la seconde enceinte). On les construisaient dans l’expectative d’un siège, pour renforcer les défenses. Ils ont cessés d’être utilisés au profit de structures permanentes en pierre (notamment parce que la pierre brûle rarement). Les hourds de Carcassonne sont visible au château.

Hourds

Dernière photo, depuis le Vieux-Pont Pont-Neuf, sans doute vers 20:00, avec zoom au niveau du château. L’espèce de chemin fortifié que vous voyez descendre devant les remparts menait à la Barbacane, une grosse tour qui n’a pas été restaurée avec le reste (il y a un couvent à son emplacement), qui avait été construite pour pouvoir dominer le vieux pont et les deux rives de l’Aude.

Château et chemin de la Barbacane.

Rappelons que les pignons et toitures qu’on voit à Carcassonne ne sont pas de l’époque médiévale. Enfin, pas à Carcassonne, car ce n’est pas de l’architecture du sud. Il s’agit d’un ajout d’Eugène Viollet-le-duc, qui a restauré la cité au XIXe siècle.

Crèma!! (2) Encore du feu!

mai 9, 2010

Ma falle préférée cette année fut celle-ci.

Elle est immense, comme vous pouvez le constater en voyant de petits humains tourner autour. Elle est extrêmement détaillée, aussi. Les grandes figures expriment des thèmes généraux tournant autour de la danse et du spectacle.

Tout autour beaucoup de petites figurines de toutes sortes, exprimant davantage le côté satirique. Des policiers maladroits, des juges corrompus. Et des pancartes en catalans un peu partout, exposant des petits poèmes moqueurs en valencien, moquant les autorités, souvent avec un vocabulaire du monde du spectacle (« recital », « entonant », « solo », « percusio » (à côté d’un policier brandissant une matraque), « Marxa funebre », « ritme ») .

C’est donc cette falle mayor que j’ai choisi d’aller voir brûler au dernier jour des falles.

Vu de loin, le soir

J’arrive un peu à l’avance pour pouvoir la voir intacte. Ou presque. Il semblerait qu’un pied d’une demoiselle ait été arraché. Ce qui a au moins l’avantage de vous faire voir l’intérieur:

J’ai d’ailleurs vu un touriste américain prendre le pied qui traînait et s’enfuir avec. Sacré souvenir, je me demande comment il va le faire rentrer dans ses bagages…

Quoiqu’il en soit, arriver d’avance aura été inutile. Le nombre de falles à faire brûler est assez hallucinant, et pose des problèmes de logistiques. Après un certain temps d’attente, je me renseigne et me fait confirmer que l’artificier qu’on attend est encore à l’autre bout de la ville. Finalement, le feu de joie attendu vers 11h30 commencera un peu avant 1h00 du matin.

La mise à feu suit le même procédé que pour la falle infàntil: on attache des feux d’artifices tout autour, et on fait péter le tout. Ce qui promet bien des étincelles au départ.

Mise à feu

Artifices

Puis, les artifices cèdent la place au feu, au vrai. Le rouge tout en flammes. Tout autour de la falle, les pompiers arrosent les murs des bâtiments et opposent aux flammes un barrage d’eau pour contenir les flammes là où elles doivent rester.

C’est d’abord discret, bien sûr, mais très rapidement, les flammes rongent le tout. La structure même de la falle fait office de cheminée, et bientôt on peu voir une épaisse fumée noir s’échapper par le bas du chapeau de la figure principale.

Ça ne ressort pas très bien, mais ce voile noir qui sépare le chapeau de la figure est une épaisse fumée

Et bientôt, bien sûr, c’est le brasier. Au premier rang de la foule, sur la place où est exposée la falle, je recule comme les autres jusqu’à la rue la plus proche pour voir le spectacle de plus loin. Même là, je ressens la brûlure sur mon visage d’une manière presque douloureuse.

On peut voir le jet d'eau du pompier à l'avant-plan

Très vite, le carton et le styromousse sont consommés, et la structure de bois découverte. Les morceau les plus fragiles s’effondre. Le premier à tomber (mais je l’ai raté pour la photo), c’est bien sûr le violon.

Structure découverte

En revanche, je ne manque pas la chute de la structure principale:

Crèma!! (1)

avril 12, 2010

Une seule falle aujourd’hui, une falle infàntil, qui plus est.

La voici:

Cigogne, berceau, bébés, enfants... sadique de faire brûler tout ça, non?

Vous pouvez apercevoir quelques banderoles accrochées ici et là sur la falle. Ce sont les prix qu’elle a reçu, notamment celui de meilleure falle de son secteur. Mon secteur, puisque c’est à environ sept-huit coins de rue de chez moi, en ligne droite. C’est un peu pour ça que j’ai choisi d’aller voir brûler celle-là plutôt qu’une autre. Qui plus est, cette grande figure de cigogne surplombant le tout promettait un beau spectacle.

Autre angle, où on voit mieux la banderole

Le salut de la cigogne - un adieu? Le gamin dans sa baignoire moussante en tout cas n'en a rien à foutre

Ça, ce sont des photos que j’ai prises à mon premier passage devant, en plein jour. Pour la crèma, évidemment, les conditions étaient différentes. La crèma des falles infàntil a lieu à 10:00, 10:30 pour celle qui a gagné le concours de meilleure falle infàntil de la ville. De nuit, donc, notre cigogne ressemble plutôt à ça:

Cigogne enrobée, de nuit, entourée par des amateurs de flammes

Vous remarquez bien sûr, outre la foule et la noirceur nocturne, un autre changement: des espèces de cordages, en réalité une banderole de pétards qui entoure toute la falle, histoire de faire une mise à feu bien spectaculaire. Avant la mise à feu définitive, l’artificier fait le tour de la falle, arrache une pancarte, et donne des coups dans l’oeuvre pour y faire des trous, lesquels faciliteront la circulation de l’air, donc la crèma.

La mise à feu s’est fait par un moyen original, que je n’avais pas anticipé. Une sorte de petit avion mécanique envoyant des nuages d’étincelles est précipité sur la falle. Comme je ne m’y attendais pas, et que le déclencheur de mon appareil photo n’est pas exactement instantané, vous ne verrez pas le petit avion. Mais l’effet ne rate pas: les pétards qui entourent la falle pète les uns après les autres à intervalles rapprochées. Rien à voir avec la discrète mise à feu de la tour que je vous avais montré l’autre fois, avec des flammes gagnant progressivement toute la structure. Cette mise à feu ci est – littéralement – un feu d’artifice.

Massacre aux artifices

spectacle fumigène coloré

Autre image de pétarade incandescente

À ce moment, un feu d’artifice est déclenché. Les artificiers sont très proches, et les fusées éclatent pratiquement au-dessus de nos têtes. Je dois dire que j’ai eu quelques doutes sur le caractère sécuritaire du spectacle, d’autant que j’ai même vu une fusée rebondir sur le mur d’un immeuble à habitations (donc plein de balcons) avant d’aller éclater dans le ciel. Ça fait un peu peur. Les Valenciens sont fous! Mais les spectacle est magnifique.

Fleurs du ciel

La pétarade s’achevant, on peu constater les dégâts sur la falle. Les feux artificiels, pour spectaculaires qu’ils soient, en ont fait moins que ce qu’on aurait cru à voir la falle noyée dans un nuage de lumières colorées et d’étincelles. Mais le feu à pris en quelques points, et il va bientôt se répandre dans la structure.

début d'incendie

feu qui s'affirme

Flambée

Feu triomphant

À ce stade, comme cela s’était produit avec la tour, la foule recule, car la chaleur est devenue trop intense pour être supportable quand on est trop près des barrières (imaginez ce que ce sera avec les grandes falles!!! La plus petite atteint presque trois fois la taille de celle-ci).

La forme de la cigogne est évidemment très vulnérable. On ne tarde pas à en voir tomber des bouts, devenus trop fragiles après que les flammes les aient rongés. J’ai réussi à en prendre un en pleine chute.

Le bébé tombe

Démon du feu ricannant de son forfait

Les pans de carton se sont effondrés, on peut désormais distinguer les armatures de bois dans la structure, celles qui restent debout le plus longtemps: les jambes de la cigogne, et le berceau central.

Cuisses de cigogne au barbecue

Berceau infernal

Malgré tout, certaines figurines, un peu plus loin de la figure centrale, sont encore épargnées par les flammes.

Gamins "épargnés"

"Lalèèère! Vous ne m'aurez pas!" crie le gamin écervelé aux flammes

Et puis le brasier se calme, consumant ce qui reste à consumer.

Feu en phase digestive

En rentrant chez moi, j’ai croisé quelques autres crèmas agonisantes. L’image qui m’a le plus frappé, cependant, fut celle d’une fontaine.

D’autres falles

mars 29, 2010

Il reste encore beaucoup de photos, même si je n’en montre qu’une sélection.

Celle-ci est sur le chemin que je fais tous les jours.

De l'autre côté, le ballon ressemble à un globe terrestre

C’est la photo la plus complète que j’ai de cette falle, même s’il manque quelques détails, et on ne voit peut-être pas assez bien que les genoux se cognent au milieu du parcours. Très douloureux. L’autre détail manquant est dans la légende.

Parlant de falles incomplètes:

Haute couture

J’ai fait exprès de prendre seulement le haut de celle-ci. Le bas représente essentiellement un tas de tissus.

Je ne suis plus certain laquelle des deux falles ci-haut est accompagnée de la falle infàntil ci-bas, mais c’est bien l’une des deux:

Marionettes

à bien y penser, je pense que le marionnettiste va avec les joueurs de foot. Je dis ça, parce que je viens de revoir cette autre falle infàntil:

ballerine

devant

On termine pour ce soir (sans grande structure de présentation, d’ailleurs) avec une falle du centre. Encore un endroit où je passe régulièrement, c’est à côté d’un parc plutôt agréable, et il y a un petit café pas cher où je mange à l’occasion.

Devinez le message politique? (facile) - la réponse en évidence sur l'image suivante

MacDo à la poubelle

Protégé : Les repas

février 12, 2010

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