Posts Tagged ‘west coast swing’

À la demande générale (ou presque)…

janvier 25, 2011

Je regardais mes statistiques il n’y a pas longtemps. Je me suis fait la réflexion que, de toutes les danseuses (et danseurs) dont j’ai parlé sur ce blogue, l’une est l’objet de beaucoup plus de recherches google que les autres. D’assez loin en fait. Du moins parmi les internautes qui prennent la peine de cliquer sur l’un de mes liens.

Il s’agit de Jessica Cox.

J’ai d’abord cru que c’était à cause de l’autre Jessica Cox. Cette dame née sans bras qui fait plein d’activités quand même. Notamment pilote d’avion. Le genre d’histoire de courage dont le public raffole. Elle gagne d’ailleurs sa vie en partie comme conférencière inspirante.

Mais non. Enfin peut-être un peu, mais ça n’explique pas tout. Car un très grand nombre des recherches sur son nom ajoute les mots « wcs » ou « west coast swing » ou autre variante. Or, je n’ai jamais entendu parler d’une danseuse sans bras dans le milieu du west coast. Pas qu’elle ne pourrait pas, remarquez – quoi que ça déstabiliserait sans doute un peu ses partenaires, surtout les plus débutants. Je n’ai jamais vu de danseurs sociaux sans bras, mais lors de mon séjour à Londres j’ai bel et bien vu un danseur manchot. Mais ce n’est pas le sujet. Le fait est qu’avec le nom « Jessica Cox » assorti des mots référents aux west coast, la présomption est forte sur la personne dont il est question.

Ce n’est pas parce qu’on arrive souvent ici en faisant ces recherches qu’elle est la plus recherchées des danseuses. Ça veut peut-être dire que quand on cherche son nom, ce blogue arrive relativement haut dans la liste de google, et qu’il arrive plus bas quand on cherche, disons, Melissa Rutz. Google peut nous jouer ces tours en matière de représentativité.

Il est vrai que j’ai évoqué la belle Jessica à plusieurs reprises, notamment ici (ou en bonus on la voit danser du lindy, chose rare), ici et ici. L’évoquer plusieurs fois augmente les chances que je sois haut sur la liste googlelienne. Cela étant, je ne doute pas qu’elle soit très populaire, comme je l’ai évoqué dans ce billet (d’ailleurs, après test, la recherche « jessica cox wcs » indique ce dernier billet en premier rang de sa liste. Mais ce ne sera peut-être plus vrai quand j’aurai publié le billet présentement en cours de rédaction).

Sans qu’il s’agisse aujourd’hui d’une de mes danseuses chouchouttes, je pense bien qu’il s’agit de la première que j’ai repéré. La première que j’ai su reconnaître de nom et de physique lorsque, pour les premières fois, je parcourais youtube à la recherche de vidéos de west coast. Raison pour laquelle est demeure en bonne place sur mon écran radar.

Alors bon, puisqu’elle est si demandée par mes visiteurs, un nouveau vidéo pour la mettre en scène. J’aurais voulu la voir danser avec Robert Royston (tiens, je ne pense pas encore avoir parlé de ce dernier, ce sera pour un prochain billet) ou Kyle Redd. Pour le premier, je n’en ai pas trouvé. Pour le deuxième, si, mais j’ai finalement opté pour un troisième, Jordan Frisbee. C’est un jack&jill très récent, ils l’ont gagné, et c’est définitivement l’une de ses bonnes performances.

En plus, ça vous donne une scène de french kiss en bonus.

Play – pause – play – pause – play …

octobre 26, 2010

Quand je présente des vidéos de danse ici, j’essaie souvent de varier les danseurs. Bien sûr, certains sont apparus à de multiples reprises, mais généralement dansant avec un visage moins connu de mes lecteurs (du moins ceux qui prennent la peine de s’en souvenir d’une fois à l’autre). Celui d’aujourd’hui sera une exception. Ben Morris et Tatiana Mollman font tous les deux parti de mes chouchous (voyez par exemple ici pour le premier et ici pour la seconde). Au gré des jack & jill, ils ont eut assez souvent l’occasion de danser ensemble et il doit y avoir entre quatre et six vidéos sur YouTube où on les voit réunis par le sort. Aucun des deux n’est de tempérament effacé, ils aiment faire leur show, ce qui implique que quand ils dansent ensemble ils doivent trouver un point d’équilibre pour préserver l’harmonie de l’ensemble. Mais le résultat est généralement fort heureux.

Le vidéo d’aujourd’hui en est un que j’aime bien. Son principal défaut réside dans un vieux monsieur qui occupe une chaise mal placé dans l’angle gauche de la caméra (si vous allez à une compétition de danse en personne, un jour, faites-moi plaisir: ne faites pas comme lui!). La deuxième chanson est toute particulièrement réussie, le couple exploitant la musique à fond.

Mais si je parle de ce vidéo, c’est surtout parce que c’est le premier, et l’un des seuls, où j’ai appris une figure en regardant YouTube. On parle ici de l’enchaînement situé entre 2:20 et 2:27, sans le drop final. La première fois que j’ai vu ça, j’ai beaucoup aimé cette figure… mais surtout, j’ai eu ce sentiment: « je peux faire ça ». Je pouvais, certes, mais à condition d’arriver à bien voir comment Ben Morris faisait son truc. Je l’ai repassé longtemps, souvent. Et y’avait toujours ce p’tit quelque chose qui me manquait; une main dont je ne voyais pas d’où elle sortait. Je l’ai regardé en cliquant compulsivement sur play et pause. C’est comme si ce petit détail se trouvait entre deux images du vidéo: je n’ai jamais réussi à bien l’exposer.

Mais finalement, j’ai fini par comprendre. Il restait à le mettre en pratique. Je l’ai fait en solo, avec une danseuse imaginaire, pour bien me situer dans l’espace. J’ai aussi emprunté quelques instants de bonne volonté de Tite-soeur. Je l’ai raté quelques fois sur le plancher de danse. Puis ça a commencé à passer. Pas toujours. C’est un enchaînement difficile à guider, spécialement parce que l’emmêlement des bras (vers 2:24-2:25) est contre-intuitif pour la danseuse et met sa confiance au guidage à rude épreuve. Il faut guider ce passage avec beaucoup de précision pour que ça marche. Mais avec le temps, et la pratique, la figure a commencé à prendre forme. La mise au point a pu se faire quand ça a commencé à ressembler à quelque chose, et que certaines danseuses douées m’ont donné des conseils sur la rythmique. Maintenant ça marche, sous cette forme, et sous une ou deux variations que je fais de la figure. Le faire avec autant de style que Ben Morris est autre chose. Mais je continue à la pratiquer, cette figure, à peu près à chaque fois que j’ai l’occasion de danser du West Coast Swing.

Quelques tounes

juillet 29, 2010

À mon anniversaire il y a quelques mois, j’avais reçu entre autres une carte itunes pour 25 tounes. Je regardais mes listes récemment, et notamment celle des achats que j’ai fait avec cette carte. Assez indicatif de mes orientations et influences de la dernière année, non seulement dans les choix, mais aussi dans l’ordre dans lequel je les ai faits. Petit récapitulatif pour le fun.

1. Libertango, de Astor Piazzolla. Je trouvais que je manquais de tangos dans mon répertoire, enfin, surtout de classiques du genre. J’ai donc opté pour celui qui est pour moi le plus beau d’entre tous (également lié à une scène d’anthologie), bien qu’il soit sous bien des aspects atypique: nerveux et rythmé, très rapide, il s’avère complexe à danser. Mais c’est quand même le plus beau.

2. Sing Sing Sing, de Benny Goodman. Version remasterisé de 1987, celle qui fait 8:40. LA toune swing archétypique. Les jams du Petit Medley se font pratiquement toujours sur cette toune-là, endiablée et longue. Je ne pouvais pas ne pas l’avoir.

3. Zoot Suit Riot, des Cherry Poppin’ Daddies. Après les must que sont mes deux premiers choix, j’ai mis plus longtemps à me décider pour le troisième. Je voulais un swing endiablé, que je puisse danser intégralement sans mourir ensuite, comme c’est le cas pour Sing Sing Sing.

4. Don’t worry, be happy, de Bobby McFerrin. Le premier choix pas entièrement dicté par la danse. J’ai bien pensé au west coast swing en l’achetant, mais ce n’est pas un grand classique des soirées westies. Elle a quand même l’avantage d’avoir cette petite tournure comique qui inspire de faire des niaiseries en dansant, chose que j’affectionne beaucoup. Mais c’est surtout la feel good tune par excellence, la petite musique simple qui donne envie de sourire.

5. I’m Outta Love, d’Anastacia. Là, par contre, c’est totalement un choix inspiré par le WCS. Avant de danser, je ne l’aurais probablement pas aimé. Là, j’aime bien. Ça se danse très bien. Et comme plusieurs autres tounes de musique pop, elle me renvoie à certaines images, notamment celles de vidéos de danse marquants pour une raison ou une autre. Après un choix tango, deux choix swing et un choix moyennement WCS, en voici un typique du WCS. Avec ces trois danses, j’avais plus ou moins fait le tour de ce que je pratique. Pas une raison pour s’arrêter, cela dit.

6. Three Bones Shuffle, de la Locomotora Negra. Pas trouvé de vidéos pour vous la faire connaître. Retour au swing, un swing très fluide avec de beaux sons de cuivre, et pas de paroles. Elle passe tous les mardis au Petit Medley, et quand j’y étais, je faisais en sorte de toujours être sur le plancher de danse à ce moment-là. Mais c’est aussi un moment où on se pile sur les pieds, car je ne suis pas le seul à l’aimer.

7. Cause I love you, de Mike Morgan and the Crawls. Retour au WCS. Mais cette fois, la filière blues. Les danseurs de west coast, en effet, séparent la musique en deux catégorie: blues et contemporain. Le blues, c’est du blues, et le contemporain, c’est tout le reste. Si mes précédents choix west coast s’inscrivaient dans cette dernière filière, Cause I love you est on ne peut plus blues, genre musical que j’ai toujours affectionné, bien avant de savoir danser. Et puis, cette carte itune était un cadeau d’anniversaire, et cette toune fittait avec le concept. Pour moi en tout cas.

8. I’ve Got to Be a Rug Cutter, du Boilermaker Jazz Band. Plusieurs versions sur YouTube, mais pas celle que j’ai acheté. Retour au swing, aussi bien pour danser le lindy que pour le balboa. Cette fois, c’est Teedee Hop qui m’a mis sur la piste, en mettant I Would Do Anything for You, du même groupe, dans ses Selec’Son. Séduit, j’ai d’abord envisagé acheté celle proposée par le blogueur, mais au passage, j’ai écouté des extraits d’autres tounes… et finalement craqué pour le Rug Cutter, son piano, et son « swing-out… in the groove! »

9. ‘Taint What You Do, de Jimmy Lunceford. Ce n’est pas tant que je manquais de tounes swing, mais celle-là est spéciale. C’est l’une des deux tounes sur lesquelles ont danse tout le temps le fameux Shim Sham (voir le précédent billet). À chaque groupe sa préférence. À Valence, on préfère Tuxedo Junction; au Petit Medley à Montréal, c’est ‘Taint What You Do. Un must pour tout mordu du swing.

10. Hey Pachuco, du Royal Crown Revue. Il semble que j’étais à fond dans la filière swing. Celle-là, c’est celle qu’on entends dans The Mask. De toute évidence, je ne choisis pas les plus reposantes.

11. Posin’, de Jimmy Lunceford. Pour la première fois de cette liste, je retournais vers un artiste dont je m’étais déjà procuré un morceau. Rien de très planifié là-dedans. Le fait est que j’aime bien Posin’, avec son rythme sautillant et punchs. Et puis, il y a ça.

12. El Amanecer, d’Alfredo de Angelis. Retour au tango. Je réalisais à ce moment que je ne connaissais aucun grand maître du genre en dehors d’Astor Piazzolla. J’ai commencé à exploquer, pour corriger tranquillement cette lacune. Ça a débouché sur ce choix.

13. Love me or Leave me, version de Nina Simone. Un grand classique des pistes de danse de swing. Pourtant pas la plus facile à danser pour les débutants. Je me souviens qu’elle me laissait perplexe au début, avec ses longues envolées de piano. Cette période m’a passé, et depuis j’adore.

14. Just a Gigolo, de Louis Prima. La génération de mes parents connait mieux une version rock de cette chanson, mais celle qui s’est logée dans mes oreilles, c’est la version swing de Prima, qui donne me toujours l’impression de flotter sur les notes.

15. Love me or Leave me, version de Sammy Davis Jr. C’est la même chanson, mais la version est radicalement différente de celle de Nina Simone. Là où cette dernière est fluide et coulante, celle du danseur de claquettes du Rat Pack est plutôt cocasse et pleine de punchs. Parfaite donc pour ces classiques.

16. Seguime, si podés, d’Osvaldo Pugliese. Un titre bien argentin (référence à la grammaire, les hispanophones comprendront). J’ai pris le temps de la réflexion après El Amanecer, et finalement opté pour ce artiste, que je ne connaissais pas avant, connu comme un maître du tango de l’époque précédant Astor Piazzolla.

17. How Can a Fool Go Wrong, de Muddy Waters, Johnny Winter et James Cotton. Ça s’est du bon blues! Particularité: dansable aussi bien en lindy qu’en WCS. Bien que ce soit surtout à cette dernière danse que je l’associe, le rythme est assez dynamique pour bouncer dessus, comme nécessaire pour danser le lindy.Très longue, toutefois, près de 6 minutes. Je vous en présenterai un vidéo prochainement.

18. Secret, de Maroon 5. C’est du blues ou du « contemporain »? En tout cas c’est du WCS. Maroon 5 a pondu plusieurs succès appréciés par les westies, qui affectionnent particulièrement ses rythmes lents (c’est connu, dans le milieu: un danseur de west coast, ça danse slow).

19. Back to the Middle, de Indie.Arie. Encore du WCS. Je ne sais plus trop où j’ai dégotté celle-là. Je pense que c’est en parcourant une sélection west coast référée par un de mes contacts facebook.

20. Cocaine, de Robin Thicke. Tiens, un très grand succès du west coast. Je ne compte plus les fois où j’ai dansé sur celle-là. Pour les performances, je vous en plogue une en fin de billet, un jack & jill mettant en scène Tatiana Mollman et Arjay Centeno.

21. Like a Slave, de Kalmah. Ah, tiens, celle-là tranche avec ce qui précède. L’échéance de mon départ pour l’Espagne se rapprochait, et il fallait que je fasse mes derniers choix rapidement. Après 20 choix à 98% guidés par mes habitudes de danseur, voici venir du MeloDeath Metal! De fait, je voulais faire différent. Et comme l’ami Darwin mets régulièrement des clips de Kalmah dans les commentaires de la Kaverne, que j’aimais bien, je suis allé examiner quelques-uns sur YouTube et j’ai fixé mon choix sur celle-là.

22. Rock Around the Clock, de Billy Halley & His Comets. Après la coupure radicale représentée par Kalmah, il semble que je sois un peu revenu vers du plus dansable. C’est pas du swing, mais ce genre de vieux rock & roll en est un proche parent, si bien qu’on retrouve assez souvent les compères Elvis, Billy Halley et Chuck Berry sur les pistes de danse peuplées swingers.

23. Highway to Hell, de AC/DC. Faut croire que mon cheminement musical avait pris la route du rock.  Un choix qui a presque été guidé par la même logique que Like a Slave: sortir des tounes de danse. Mais là, je cherchais surtout des grands classiques du rock, des trucs qui sont reconnaissables par n’importe qui dès les premières notes, et qui donne envie de crier les paroles en meute.

24. You Shook Me All Night Long, de AC/DC. Si j’avais eu plus de temps, j’aurais peut-être médité davantage le choix rock suivant, et cherché un groupe différent, histoire de diversifier, mais il fallait vraiment en finir au plus vite (les cartes achetées en Amérique du Nord sont inutilisables en zone européenne). Sinon, je n’ai pas davantage de commentaires à faire que pour Highway to Hell, sinon qu’avec le recul,  celle-ci est encore meilleure que la précédente.

25. Por Una Cabeza, de The Tango Project. Retour à la danse. À la danse pour laquelle j’ai le répertoire le plus maigre, en fait. Ce tango est à l’origine une création d’Astor Piazzolla, mais la version la plus connue est celle-ci, en raison d’une scène cinématographique on ne peut plus connue.

Bilan? 4 tangos, 10 swings (+ un vieux rock très swingable), 6 west coast (+ Bobby McFerrin), 2 gros rocks et un metal. Je pense que la danse influe un peu sur mes choix musicaux. Non, en fait c’est carrément une conquête. Mais il y a un petit village qui résiste.

Bon, quand même, retour à la danse avec le vidéo promis plus haut:

Le hasard fait les choses comme il veut

juin 26, 2010

Dans les compétitions de danse, il y a en général trois types de compétition: 1. chorégraphiée 2. Improvisée avec un partenaire choisi à l’avance et 3. Improvisée avec un partenaire tiré au hasard, ce qu’on appelle un jack & jill. Ceux qui suivent ce blogue depuis longtemps connaissent déjà bien le concept. L’idée du jack & jill, c’est bien sûr de montrer qu’on est assez bon pour danser avec n’importe qui, spontanément comme ça.

Mais comme c’est un tirage au sort, forcément… des fois on pige son partenaire régulier.

C’est un cas comme celui-là qui apparaît dans la vidéo d’aujourd’hui.

Jordan Frisbee et Tatiana Mollman sont déjà apparus à quelques reprises ici, surtout elle dont je ne cache pas qu’elle se trouve parmi mes danseuses favorites. Ici, quant le sort les désigne pour danser ensemble, ils prennent la chose à la blague (voyez la seconde 0:25, puis jetez un coup d’oeil à la chorégraphie qu’ils ont présenté au même événement). Et puis ils démontrent combien danser avec un partenaire qu’on connait bien procure d’aisance. Si j’ai généralement un petit faible pour les performances de Tatiana, du côté de Jordan, je ne pense pas l’avoir vu aussi créatif avec d’autres partenaires.

Évidemment, il est rare, à ce niveau de compétition, que les partenaires n’aient jamais dansé ensemble. Mais dans ce cas-ci, c’est l’autre extrême. On dirait qu’ils se connaissent par coeur.

Commentaire sur le rock

février 7, 2010

Hier, soirée rock et west coast swing à Saint Aunès, périphérie de Montpellier. Tandis que la salle réservé au west coast swing n’attirait qu’un petit groupe de danseurs, celle réservée aux rockeurs, beaucoup plus grande, était bondée.

En France, le rock est parmi les danses sociales les plus populaires. J’ai reçu des témoignages contradictoires sur le sujet. Et après cette soirée, ma position est arrêtée: le rock, c’est du east coast swing, avec généralement un peu moins de technique et quelques conventions (comme de danser toujours sur la même ligne). Le fait est que je n’ai eu aucune difficulté à le danser. Même pas de base, des figures semblables, avec de légères restrictions.

De fait, la parenté du rock et du swing est attestée depuis longtemps. C’est d’abord la musique à la mode qui a changé, non la danse. Il est surprenant à quel point la danse, par la suite, n’a pas davantage évolué. Aussi bien, la danse spécifique au rock & roll semble davantage être le rockabilly jive que le « rock ».

Pas que ce dernier ne soit pas plaisant, en fait. Je me suis bien amusé hier. Mais les noms ne doivent pas prêter à confusion: c’est bien une forme de swing.

Du blues, mais presque pas de danse

février 2, 2010

La soirée du mardi à l’Apollo, où on m’avait dit que je pourrais peut-être danser le West Coast Swing, n’a pas tenu ses promesses. Les musiciens étaient bons, on a entendu beaucoup de bon blues, sur une large palette allant du quasi-rock au blues langoureux, en passant par un blues parfait pour le WCS… si seulement il y avait eu des danseuses pour le danser.

Car deux couples de danseurs seulement étaient sur place, dont un seul connaissait des rudiments west coast… appris lors d’un atelier il y a trois ans. J’ai quand même dansé une danse avec la dame, puis un lindy avec la même.

Informations prises, c’est toujours comme ça le mardi.

Les soirées intéressantes seraient plutôt le jeudi et le vendredi… le mercredi pour les amateurs de salsa.

PS: je sais, je poste peu en ce moment. Mais en contrepartie, je bosse!

Danser avec humour (2)

janvier 29, 2010

Arrivé lundi en soirée, courant à droite à gauche depuis, j’ai accumulé déjà environ deux cahiers de documents administratifs et cinq livres à lire (aimable attention de mon directeur de thèse). J’ai aussi trouvé un logement plus décent et sécuritaire que l’auberge de jeunesse (merci à Petit Amande). Et ça fait plus d’une semaine que je n’ai pas dansé. Ou regardé danser.

Là, je viens juste de combler ce dernier manque. Un vidéo qui a récemment trouvé sa place parmi mes favoris. Ben Morris et Nina Gilkenson couplés par le hasard d’un jack & jill, à l’événement « Boston Tea Party ». Nina est spécialiste de lindy hop, Ben joue sur les deux tableaux, lindy et WCS, mais se trouve sans doute là à titre de west coaster (si ma mémoire est bonne, le « crossover » du BTP est fait pour coupler des lindy hoppers avec des westies). Les deux ont cette excellente qualité de danseur à laquelle je faisais référence récemment: l’humour. Je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer Ben, mais j’ai eu la chance de faire quelques ateliers donnés par Nina, et je peux donc dire que c’est une qualité qu’elle manifeste aussi comme prof (et sûrement aussi comme personne).

Maintenant je vais prendre le temps d’aller du côté de l’Apollo Jazz Café. D’après le programme de ce soir, je devrais trouver le moyen de danser un peu de lindy. Il y aura sûrement quelqu’un aussi pour me dire où se trouvent les westies dans cette ville.

Danser avec humour

janvier 25, 2010

Une chose que j’aime beaucoup des danses swing, c’est qu’elles ont en commun cet esprit festif, qui autorise et encourage la déconnade, alors que tant d’autres danses se prennent trop au sérieux. Parce que l’humour est si important dans la vie, et parce qu’il contribue sans le moindre doute au plaisir de danser, et au plaisir de regarder danser, et à la joie de vivre.

L’un des pros en la matière, c’est l’excellent westcoaster John Lindo. Voici une de ses meilleures performances sur YouTube, avec Stephanie Batista, qui ne manque pas d’humour non plus.

Normalement, ce billet devrait apparaître plus ou moins au moment où j’arriverai à Montpellier, tout empli de plusieurs heures d’avion, d’aéroport et de train, accablé par une décalage horaire de six heures, chargé de bagages, la mine patibulaire. J’essaierai de penser à vous, à la danse, à l’humour, bref, à tout ça pour me donner le petit sursaut d’énergie qui me fera faire les derniers mètres vers un téléphone pour prévenir les amis de mon arrivée, et, peu de temps après, vers un lit.

Le plaisir de danser

janvier 14, 2010

Le plus grand et le plus simple, peut-être (ou pas!) le plus sous-estimé, des talents de danseur: le plaisir de danser. Bien sûr, il y a la connexion, le sens du rythme, la musicalité, la créativité, tout ça… mais avant, pendant et après tout ça, il y a le plaisir de danser. L’ingrédient nécessaire pour créer la magie. La raison pour laquelle on peut parfois prendre davantage de plaisir à danser avec une débutante enthousiaste qu’avec une danseuse expérimentée qui danse mécaniquement. Il est valable aussi bien pour le danseur lui-même que pour le spectateur.

À ce titre, il y a une danseuse de WCS qui a attiré mon attention ces derniers temps. Je la connaissais déjà, j’avais déjà vu quelques vidéos d’elle. Mais c’est tranquillement qu’elle a fait son chemin dans mon esprit pour grimper parmi mes préférées. Sans avoir à mes yeux l’éclat d’une Tessa Cunningham ou d’une Tatiana Mollman, Melissa Rutz affiche un évident plaisir de danser, très agréable à regarder et communicatif.

La vidéo qui suit n’est pas sa meilleure performance, mais c’est peut-être celle qui met le mieux en évidence le charisme particulier que lui confère l’évidence de son plaisir. Son partenaire (attribué au hasard, c’est un jack & jill) Parker Dearborn, est un excellent danseur, dont j’ai déjà parlé à quelques reprises (notamment ici et ici), mais il est, de mon point de vue, à son meilleur dans les chorégraphies. Pour les impros, je le trouve trop dépendant des patterns. Ce qu’il y a de spécial dans cette vidéo, c’est la manière dont Melissa « vole le show »: elle possède littéralement la danse. Tout en demeurant dans son rôle de follow, c’est elle qui mène, en imposant sa manière de danser, et en la communiquant à son partenaire, qui se laisse prendre au jeu. C’est remarquable, en particulier dans la deuxième toune.

Love N’Dancing: les danses

novembre 8, 2009

Sur une impulsion, j’ai eu l’idée d’aller voir sur YouTube pour voir si les scènes de danse de Love N’Dancing étaient déjà accessibles. C’est le cas, du moins pour certaines d’entre elles. Vu que l’intérêt du scénario est à peu près inexistant, on pourra bientôt s’épargner la peine de le voir et se contenter des morceaux visuels.

Le principal blog disponible fait 8 minutes et constitue également le plus gros morceau de danse du film, la compétition de la fin. Il comprend cinq chorégraphies. Les quatre premières sont assurées par des célébrités du milieu:

1. Jordan Frisbee et Tatiana Mollman

2. Benji Schwimmer et Heidi Groskreutz

3. Markus Smith et Deonna Ball

4. Parker Dearborn et Jessica Cox (ma préféré dans le lot)

Quand à la cinquième chorégraphie, elle est assurée par les héros du film.

J’ai aussi trouvé cette scène dans laquelle le héros et sa première partenaire de danse font une performance dans une école, ce qui convainc l’héroïne de prendre des cours. Et surtout la très étrange scène de Lindy Hop mettant notamment en scène Ben Morris et Carla Heiney. Étrange parce que la musique sur laquelle on les voit danser n’a rien à voir avec du swing; encore plus étrange quand on voit une scène plus tard dans le film, qui ressemble beaucoup à celle-ci, mais qui met en scène du West Coast Swing… avec une musique swing en fond! le monde à l’envers. Est-ce que le monteur s’est mélangé dans les scènes?

Edit: ajout des pages wikipédia de Benji Schwimmer et Heidi Groskreutz